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Codes couleur

Etiquetage nutritionnel : l'associtation CLVC s'impatiente

Par Antoine Costa

Les étiquettes de nos produits alimentaires pourraient changer une fois la loi de santé adoptée. La CLCV veut un étiquetage sous la forme d'un code couleur.

Alex Segre/REX/REX/SIPA
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Comme ailleurs en Europe, l’obésité atteint des niveaux inédits.en France. 15 % des adultes seraient concernés. Pour faire face à ce fléau sanitaire, l’association nationale de défense des consommateurs et des usagers (CLCV) préconise l'adoption rapide d'un nouvel étiquetage des produits alimentaires.

La mise en place d’une information nutritionnelle simplifiée est déjà prévue dans la loi de santé, et votée en première lecture par les députés, puis par les sénateurs. Reste à déterminer modalités de présentation de cette information.

A ce sujet, la CLCV soutient la proposition inscrite dans la loi de santé. L'idée: disposer les données nutritionnelles sous la forme d’une échelle de cinq couleurs. Ce principe devrait devenir réalité après l’adoption finale de la loi, via un décret d’application.

 

Comparer rapidement les produits

Afin de produire cet outil à cinq couleurs et le rendre le plus efficace et lisible possible, l’Anses et le Haut Conseil de Santé Publique ont travaillé dessus, dans le but de le rendre compatible aux habitudes de consommation des Français.

Concrètement, un tel outil devrait permettre aux consommateurs de prendre connaissance et de comparer rapidement la qualité nutritionnelle des produits qu’ils souhaitent acheter.
Aujourd’hui, ces informations sont présentes sous forme de chiffres, avec une indication des valeurs nutritionnelles pour 100g. Un dispositif pas toujours très compréhensible. En le remplaçant par une échelle de couleur, la CLVC espère que les consommateurs seront poussés à faire des choix plus sains.

Problème : les industriels sont réticents à cet étiquetage, par crainte que certains de leurs produits soient boudés par les consommateurs en raison de leurs faibles apports nutritionnels.

Au contraire, la CLVC estime qu’en l’adoptant, les industriels feraient preuve de bonne volonté, et démontreraient leur caractère « novateur ». Selon l’association, ils ont un rôle clé pour assurer la mise en place du nouveau dispositif d’étiquetage, et pour aider les consommateurs à faire un choix équilibré en matière d’alimentation, sur le long terme.