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QUESTION D'ACTU

Chikungunya, dengue

Le gouvernement fait la chasse au moustique-tigre

Le gouvernement lance  son « Plan anti-dissémination » pour lutter contre le moustique-tigre, ou Aedes albopictus. Objectif : éviter la propagation du virus.

Le gouvernement fait la chasse au moustique-tigre David Zalaznik/AP/SIPA

  • Publié 01.05.2015 à 07h00
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Depuis 2004, il est une bestiole qui fait du bruit : le moustique-tigre. Vecteur du virus de chikungunya et de la dengue, l’insecte fait l’objet d’une campagne de surveillance accrue, et ce dès ce vendredi. Nommée « Plan anti-dissémination », cette opération a été lancée par le gouvernement et sera d’actualité jusqu’au 30 novembre prochain.
Même si la métropole ne connaît pas d’épidémie, ces mesures visent avant tout à éviter une multiplication des foyers, notamment en Haute-Garonne, l’un des 20 départements déjà colonisés par le moustique.

Eviter la propagation du virus 

Le risque de contracter l’une des deux maladies est pourtant très faible pour l’être humain. En effet, il faudrait auparavant que le moustique ait piqué une personne déjà infectée. De plus, le virus ne se transmet pas de personne à personne.
Le « Plan anti-dissémination » comprend le site internet « vigilance-moustiques.com », qui a déjà reçu et traité plus de 2 000 déclarations de cas, qui s’ajoutera aux comptes Facebook et Twitter. De plus, 2 000 pharmacies sentinelles permettront de remonter les informations terrain et de vérifier les déclarations localisées.

Pour lutter efficacement contre la propagation, le « Plan anti - dissémination » du gouvernement préconise d’éliminer les endroits où l’eau peut stagner, d’éviter les soucoupes sous les pots de fleurs, de couvrir les réservoirs d’eau ou les piscines usagers, mais aussi d’élaguer les arbres et de ramasser les débris végétaux.

La bataille du malathion

Le malathion est un insecticide classé depuis le mois de mars comme « probablement cancérigène » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est pour cela que le président du Conseil Général de Guyane a récemment annoncé la « suspension des pulvérisations de malathion » dans sa région. Alain Tien-Liong avait précisé que « le principe de responsabilité et de précaution nous oblige à suspendre les pulvérisations de ce produit jusqu'à ce que nous ayons la décision de l'État sur ce dossier. »

Une décision unilatérale puisque l'insecticide malathion jouissait d’une utilisation dérogatoire en Guyane depuis un arrêté d'août 2014 pris par Marisol Touraine (ministre de la Santé) dans le but d'endiguer la progression de l'épidémie de chikungunya. Mais dans ce dossier, nouveau rebondissement, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande ce jeudi « de ne pas renoncer trop vite à cet outil de lutte contre les moustiques qui propagent le virus. »

 

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De précédents cas autochtones

En 2010, deux premiers cas autochtones de dengue avaient déjà été déclarés, puis un troisième en 2013, tous en région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Mais en 2014, d’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, publié le 28 avril dernier, le bilan s’était alourdi, portant à quatre, le nombre de cas autochtones de dengue déclarés. Les deux premiers, sans lien entre eux, avaient été piqués le soir à leur domicile. Les deux autres avaient un lien géographique.
Dans tous les cas, « la contamination à partir de cas importés constitue l’hypothèse de transmission la plus probable, puisque la dengue, maladie inapparente dans plus de la moitié des cas, peut être transmise par les porteurs asymptomatiques », expliquaient alors l’Institut de veille sanitaire.

Le chikungunya, lui, comptait 12 cas autochones du virus déclarés (11 confirmés, un probable), tous situés dans le même quartier résidentiel de Montpellier, composé de petits immeubles et de maisons individuelles avec de nombreux jardins.

 

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