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Disponible en juillet

Autotest VIH : la HAS donne le mode d'emploi

Par la rédaction

La Haute Autorité de Santé a publié une note d'information à l'intention des professionnels de santé et des associations pour les préparer à l'arrivée des autotests de dépistage du VIH.

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Les autotests de dépistage du VIH vont arriver dans les pharmacies françaises en juillet prochain. Pour préparer leur commercialisation et leur usage, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie une note d’information sous forme de questions-réponses à l’intention des professionnels de santé et des associations en contact avec les potentiels utilisateurs.

L’autotest ne remplace pas les autres tests

Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) permet d’avoir un résultat en 30 minutes maximum, grâce à un échantillon salivaire ou sanguin. Les utilisateurs peuvent effectuer ce prélèvement eux-mêmes et interpréter le résultat depuis leur domicile. Ces autotests sont expérimentés depuis plusieurs années par les associations de patients, qui saluent leur capacité à cibler des populations éloignées du système de soins. En France, 20 % des personnes infectées par le VIH ignorent leur séropositivité.

Pour autant, « l’autotest ne remplace pas les autres modalités de dépistage du VIH, il les complète », insiste la HAS dans cette note. De fait, si ces tests représentent une occasion d’améliorer le dépistage, ils ne sont pas fiables à 100%. « Tout résultat positif doit être confirmé par un test en laboratoire, peut-on lire. Un test négatif ne signifie pas forcément que la personne testée et se(s) partenaire(s) ne sont pas infectés par le VIH ». De plus, ils sont peu sensibles en cas d’infection récente, inférieure à 3 mois.

Soutenir les utilisateurs

Par ailleurs, si l’interprétation des résultats peut se faire par l’utilisateur lui-même, elle doit aussi s’accompagner d’une aide en cas de découverte d’une séropositivité. La HAS insiste sur le fait que le dépistage du VIH effectué avec un autotest implique que l’utilisateur puisse être conseillé à tout moment en cas de doutes et d’interrogations. Pour s’informer, plusieurs options s’offrent à lui : s’adresser à son pharmacien ou à une association de lutte contre le VIH ou encore appeler le n° vert de Sida Info Service. D’où la liste des questions-réponses de la HAS.

La commercialisation de ces autotests était prévue pour la fin de l’année 2014. Mais pour l’heure, aucun ne dispose du marquage CE, le label qui assure la conformité du produit avec les normes européennes. Or, ce marquage est la condition d’une commercialisation en France. Un seul fabricant d’autotest sanguin a déposé un dossier de marquage CE pour le test « Autotest VIH », conçu par la société française AAZson. L’instruction est en cours, et devrait déboucher sur une commercialisation cet été.