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Tension d'approvisionnement

Vaccins : la pénurie pourrait durer toute l'année

Les vaccins DT polio combinés contre la coqueluche sont en rupture de stock. Une situation grave pour les nourrissons qui ne devrait pas s’améliorer de sitôt.

Vaccins  : la pénurie pourrait durer toute l'année Chris Carlson/AP/SIPA

  • Publié 25.03.2015 à 17h29
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Depuis plusieurs mois maintenant, il est presque impossible de trouver des vaccins en pharmacies. Ces dernières connaissent des difficultés d’approvisionnement des vaccins contre le BCG, la polio ou encore la coqueluche. Cette pénurie pourrait avoir de graves conséquences pour les nourrissons qui doivent être vaccinés dès l’âge de 2 mois.

Le vaccin contre la tuberculose (BCG) devrait être disponible à partir du mois de juin. Mais concernant les vaccins obligatoires diphtérie, tétanos et poliomyélite (DTP) associés à la coqueluche, la pénurie devrait durer jusqu’à la fin de l’année 2015. En cause : l’explosion de la demande mondiale des vaccins coquelucheux. En effet, l’épidémie de coqueluche aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Australie pourrait, en partie, expliquer ces tensions d’approvisionnement en France. Le temps de fabrication très long – plus de 18 mois – est aussi une justification avancée par les laboratoires.

Dangers pour les nourrissons
Cette pénurie peut avoir des conséquences graves pour la santé des nourrissons. En effet, la coqueluche est une maladie infectieuse respiratoire qui peut être mortelle pour les bébés de moins de 6 mois. La pénurie de ce vaccin, non obligatoire mais fortement recommandé, risque de provoquer la recrudescence de la maladie.

Actuellement, quatre vaccins polyvalents produits par les laboratoires Glaxosmithkline et Sanofi Pasteur sont concernés : les deux vaccins indiqués dans la prévention conjointe de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la poliomyélite (l’InfanrixTetra® et le Tetravac-acellulaire®) et les vaccins indiqués dans la prévention conjointe de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche, de la poliomyélite et des infections invasives à Haemophilus influenzae type b (l’Infanrix Quinta® et le Pentavac®).

Reste le vaccin hexavalent
La seule solution aujourd’hui est la variante du vaccin DTP contenant 6 souches dont l’hépatite B. Largement utilisé dans le monde et en Europe, ce vaccin est loin de faire l’unanimité dans notre pays. Près de 10 % des parents français sont opposés à ce vaccin, soupçonné - sans preuve - de provoquer la sclérose en plaques.

Les doses disponibles de vaccins pentavalents sans souche hépatite B (Infanrix Quinta® et Pentavac®) seront uniquement accessibles dans les centres de protection maternelle et infantile et les centres de vaccination.  

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