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    Serious games: médecine virtuelle pour patient réel

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    Publié le 1 Décembre 2012
    Une simulation en 3D pour tout savoir avant d’accoucher, un jeu vidéo de psychothérapie pour ados dépressifs… Pédagogiques tout en restant ludiques, les serious games santé se multiplient.
    Serious games: médecine virtuelle pour patient réel
    Une image du serious game "Born to be alive"

    Born to be alive était jusqu'ici un tube disco planétaire. A partir du 8 décembre, ce sera également le nom de la première simulation virtuelle en 3D d’un accouchement disponible sur le www.borntobealive.fr. Créé par le laboratoire de recherche en simulation médicale iLUMENS rattaché à la faculté de médecine de Paris Descartes, ce serious game permettra aux futures mères et à tous ceux qui le souhaitent de vivre un accouchement depuis les premières contractions jusqu’à la naissance du bébé. « Ce n’est pas qu’un jeu vidéo, c’est sérieux, c’est une véritable expérience réaliste pour expliquer et rassurer les femmes », explique l’un des créateurs, le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur à la maternité de Port-Royal à Paris.

    Le scénario commence au domicile de la future maman qui ressent les premières contractions. En fonction du rythme de celles-ci, c’est au joueur de choisir de partir à la maternité ou non. Et si vous partez trop précipitamment, on vous le dit pour que vous appreniez les bons réflexes en vue du jour J. Une fois dans la salle d’accouchement, vous pourrez comprendre d’un simple clic à quoi servent tous les objets et machines qui vous entourent et surtout pousser quand la sage-femme vous le demandera pour mettre au monde votre bébé virtuel !

     

    Ecoutez le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur et directeur du laboratoire iLUMENS : « On verra en 3D l’effet de chaque contraction sur les mouvements du bébé »


    L’équipe d’iLUMENS n’en est pas à son coup d’essai. Elle est déjà à l’origine d’un autre serious game médical lui aussis aux références disco : Staying Alive. Dédié à la formation aux gestes de premiers secours, il a déjà attiré 250 000 visiteurs. Une première évaluation a montré qu’ils avaient mieux retenus comment pratiquer les gestes qui sauvent par rapport à ceux qui avaient suivi une formation classique. Des études sont également prévues pour évaluer ce qu’apporte le jeu Born to be alive aux futures mères. Mais pas de concurrence pour les cours de préparation à la naissance, ce serious game se veut complémentaire et accessible à tous, pas seulement aux futurs parents.

    Dès 2013, la version anglophone du jeu sera disponible à l’international et des avatars asiatiques et noirs seront disponibles. « Le scénario intègrera aussi les différences culturelles. Quand vous allez dans une salle de naissance en Chine ou au Vietnam, il n’y a pas un bruit, les femmes accouchent en silence », précise Alexandre Mignon. Des scénarios d’accouchements plus compliqués sont également en préparation et devraient servir à la formation des professionnels de santé.

    Ecoutez le Pr Alexandre Mignon : « Les étudiants en médecine ou sage-femme pourront visualiser un accouchement par le siège ou la naissance de jumeaux »



    Jusqu’ici les serious games développés s’adressaient plutôt au corps médical avec un objectif pédagogique, par exemple pour former les infirmières à la transfusion sanguine ou les internes en chirurgie aux situations d’urgence. Désormais, à l’image de Born to be alive, c’est le patient qui joue. Le jeu vidéo devient support de rééducation mais aussi outil d’éducation thérapeutique.
    L’Affaire Birman, par exemple, est un serious game développé par des diabétologues du CHU de Caen pour leurs jeunes patients. Le héros est diabétique et il faut penser à mesure qu’on résout les énigmes du jeu à surveiller sa glycémie et à lui faire si nécessaire son injection d’insuline.

    Le jeu est parfois même thérapeutique, à l’image de Sparx, un jeu vidéo interactif mis au point par des chercheurs néozélandais. Dans un univers très "fantasy", abrité derrière son avatar, l’adolescent dépressif peut accéder à différents niveaux qui font écho à son mal-être et interagir avec des personnages mentors qui sont des psychothérapeutes. Le prestigieux British Medical Journal publiait en avril dernier des résultats très positifs. En 5 mois, le taux de guérison parmi les ados joueurs était de 44% contre 26% pour ceux qui avaient suivi une psychothérapie classique, en face à face, avec un psychiatre qui n’était pas déguisé en mage...

    Publiée le 2 décembre 2012





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