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Fièvre de l’adulte : rechercher les critères de gravité
Fièvre de l’adulte : rechercher les critères de gravité
Publié le 27.11.2018
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Fièvre de l’adulte : rechercher les critères de gravité
©123RF-Anna Yakimova

La fièvre chez l’adulte est une élévation de la température du corps au-delà de 38°C et s’accompagne souvent de signes dus à la maladie qui la provoque. C'est une réaction normale de l'organisme pour l'aider à lutter contre une infection.

Fièvre de l’adulte : QUE FAIRE ?

Quels sont les critères de gravité d’une fièvre aiguë de l’adulte ?

Une fièvre aiguë doit être soupçonnée d’une évolution très défavorable devant les critères suivants :
Terrain : maladie chronique sous-jacente (risque de décompensation) ou immunodépression ou grossesse ou personne âgée.
Cause : endocardite infectieuse (souffle cardiaque), péritonite (contracture abdominale), syndrome méningé, en particulier en cas de purpura fulminans...
Retentissement : déshydratation : tachycardie, hypotension artérielle, soif, pli cutané, langue.
Troubles neurologiques : syndrome confusionnel avec désorientation, délire, troubles de la conscience, agitation, convulsions ou sepsis associé avec choc septique.
Une hospitalisation doit être réalisée en urgence.

Que faire en cas de fièvre aiguë chez un adulte ?

Sauf immunodépression, il n’est pas nécessaire de traiter une fièvre lorsqu’elle reste inférieure à 38°5 C.
• Il faut surveiller régulièrement la température et la noter, ainsi que l’heure de la mesure.
• Il faut aérer la pièce ou y placer un petit ventilateur pour brasser l’atmosphère s’il fait chaud. De nombreux logements sont surchauffés en hiver alors qu’une température de 19°C suffit.
• Il faut boire souvent, de préférence des tisanes légèrement sucrées, de l’eau minérale, des jus de fruits ou du bouillon.
• Il est possible d’alléger son alimentation si l’on n’a pas faim.

Quels médicaments contre la fièvre de l’adulte ?

Le traitement de la fièvre consiste avant tout à traiter sa cause.
Contre la fièvre, il est conseillé den’utiliser qu'un seul médicament (« antipyrétique ») : aucune étude scientifique ne prouve que l’alternance, ou l’association, de deux médicaments est plus efficace qu’un seul. Par ailleurs, soulager la fièvre par un médicament n’empêchera pas le médecin de faire son travail et de poser un diagnostic.
Chez l’adulte, quatre médicaments antipyrétiques peuvent être utilisés pour faire baisser la température en complément du traitement de la cause.
Le paracétamol est recommandé, à la dose de 3 à 4 grammes par jour, en trois à quatre prises.
Par exemple, un comprimé à 1 gramme toutes les six heures
Attention, certains médicaments contre les rhinopharyngites contiennent également du paracétamol et il faut adapter la dose totale, car un surdosage en paracétamol peut être toxique pour le foie.
• Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) peuvent également être utilisés :
- Soit l’ibuprofène, à la dose de 200 mg à 400 mg, une à trois fois par jour, sans dépasser 1,2 g par jour
- Soit le kétoprofène, à la dose de 25 mg, une à trois fois par jour, sans dépasser 75 mg par jour.
- Soit l’aspirine, à la dose de 1 gramme, 3 à 4 fois par jour, sans dépasser 5 grammes
L’aspirine et les AINS sont agressifs pour l’estomac et ne doivent pas être utilisés en cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum. La posologie peut être adaptée en fonction du poids et de l’âge (fragilité du rein chez le sujet âgé).
Pendant la grossesse, le traitement de la fièvre repose exclusivement sur le paracétamol dont la sécurité a été amplement démontrée.
En cas de fièvre inexpliquée au terme d’une enquête exhaustive, et en cas d’altération de l’état général, il est possible d’utiliser un traitement empirique :
• Les antibiotiques et les antituberculeux ne sont prescrits qu’en cas d’arguments convaincants et après réalisation de prélèvements multiples, en général en milieu hospitalier.
• Les corticoïdes ne sont prescrits qu’en cas de « maladie de Horton » chez le sujet âgé ou en cas de forte suspicion de vascularite type « périartérite noueuse », parfois en association à un traitement antituberculeux.
• En cas de terrain familial et de suspicion de « maladie périodique » ou « fièvre familiale méditerranéenne », un traitement d’épreuve par la colchicine est légitime et constitue un bon test diagnostic.

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