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Ménopause

Obésité : cette hormone offre une nouvelle piste de prévention

Chez les femmes ménopausées, des taux élevés d'asprosine, une hormone, sont associés à une prise de poids moins importante. 

Obésité : cette hormone offre une nouvelle piste de prévention Liudmila Chernetska/ISTOCK

  • Publié le 16.03.2026 à 11h55
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Après 40 ans, de nombreuses femmes prennent du poids. Comme l’explique l’Assurance maladie, la ménopause, et tout ce qu’elle implique, fait prendre en moyenne 800 grammes par an. Or, cette prise de poids peut augmenter le risque de développer certains problèmes de santé, dont le diabète de type 2. Pour les éviter, il est nécessaire de décrypter les mécanismes contribuant à l'apparition de ces kilos supplémentaires. Pour ce faire, des chercheurs se sont intéressés à une cause hormonale potentielle. Ils présentent leurs conclusions dans Journal of Nutrition.

Prise de poids et ménopause : une hormone en cause

Cette équipe a travaillé sur l’asprosine : principalement produite par le tissu adipeux, cette hormone régule l'équilibre énergétique en stimulant la libération de glucose par le foie et en envoyant des signaux au cerveau pour provoquer l'appétit. "Bien que des recherches antérieures aient établi un lien entre l'asprosine et les troubles métaboliques, son rôle prédictif dans les variations de poids à long terme n'avait pas encore été démontré chez l’humain", expliquent les auteurs, issus de l’université de santé publique Wen en Californie. 

Dans leurs travaux, ils ont analysé les données de santé de plus de 4.000 femmes ménopausées. Ils ont notamment étudié l'évolution du poids, à l'accumulation de la graisse corporelle et à la masse maigre sur une période de trois ans. "Un sous-groupe de participantes a bénéficié d'une évaluation approfondie de la composition corporelle par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DXA)", précisent-ils. Cet examen permet de déterminer la répartition des graisses dans l’organisme. 

Ménopause : une prise de poids moins importante lorsque les taux d'asprosine sont élevés 

Les chercheurs américains ont constaté que les femmes, ne présentant ni obésité ni diabète au début de l'étude, qui avaient les taux d'asprosine les plus élevés ont pris significativement moins de poids sur trois ans que celles qui avaient les taux les plus faibles. "Elles avaient 43 % moins de risques de prendre du poids de façon importante et 83 % plus de risques d'en perdre", indiquent-ils. La perte de poids était généralement liée à une diminution de la masse maigre.

Pour ces spécialistes, ces résultats suggèrent que l'asprosine pourrait contribuer au maintien d'un poids stable. En revanche, ils notent que son influence est moins importante en présence de trouble métabolique comme la résistance à l'insuline ou le diabète précoce. "Nos résultats montrent que l'asprosine pourrait nous aider à suivre et potentiellement à traiter les variations de poids chez les femmes ménopausées, conclut Simin Liu, directeur de cette recherche. Comprendre les facteurs hormonaux qui influencent le poids après la ménopause pourrait nous aider à élaborer des stratégies plus précises de gestion du mode de vie ou des interventions pharmacologiques visant à prévenir l'obésité et les troubles métaboliques associés, tout en préservant la masse musculaire." Pour y parvenir, il souligne que d’autres travaux seront nécessaires, notamment sur le lien entre asprosine et diabète de type 2. 

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