- La graisse viscérale est située autour des organes internes, comme l’estomac, les intestins ou encore le foie.
- Elle les protège et est donc naturellement présente dans l’organisme.
- Mais en excès, elle peut être nocive et augmenter le risque de certaines maladies, notamment cardiovasculaires.
“Avec l’âge, chez les hommes comme chez les femmes, on observe une redistribution défavorable des graisses, qui quittent les zones les moins problématiques pour s’accumuler davantage au niveau viscéral, explique Jacob Earp, l'un des auteurs d'une nouvelle étude qui a peut-être trouvé une solution pour limiter l’accumulation de graisse viscérale, dans un communiqué. Il existe un lien direct entre les hormones sexuelles et la répartition des graisses dans l’organisme.”
Le gel de testostérone modifie la répartition de la graisse
Dans leurs travaux, publiés dans la revue Obesity Pillars, Jacob Earp et son équipe ont justement travaillé sur une hormone en particulier : la testostérone, délivrée sous la forme de gel. Ils ont testé ce nouveau produit sur un groupe de femmes âgées de plus de 65 ans, en convalescence après une fracture de la hanche. Dans le cadre de leur rééducation, les 66 participantes devaient suivre un programme d'exercice physique. Parmi elles, un petit groupe a bénéficié, en plus, du gel de testostérone.
Résultats : À la fin des six mois, toutes les participantes avaient la même quantité de graisse corporelle, mais la répartition était différente. Celles qui avaient utilisé le gel de testostérone avaient moins de graisse viscérale. À l'inverse, dans le groupe n'en ayant pas bénéficié, la graisse viscérale a augmenté, un phénomène habituellement pendant la période de convalescence suite à une fracture de la hanche.
“Après une blessure, et plus généralement avec l'âge, on s'attend à une augmentation de la graisse viscérale, souligne Jacob Earp. Ce gel a inversé cette tendance et a entraîné une réduction ciblée de cette graisse abdominale profonde.”
La graisse viscérale augmente le risque de maladies
La graisse viscérale est située autour des organes internes, comme l’estomac, les intestins ou encore le foie. Elle les protège et est donc naturellement présente dans l’organisme. Mais en excès, elle peut être nocive et augmenter le risque de certaines maladies, notamment cardiovasculaires. Une étude publiée en 2025 avait aussi montré un lien entre ce type de graisse et un vieillissement cardiaque plus rapide.
Face à ces risques, comment éliminer la graisse viscérale ? La Cleveland Clinic recommande d'être actif (dans l’idéal 30 minutes d'exercice physique, cinq jours par semaine), de manger équilibré, de limiter sa consommation d'alcool, de réduire le stress au quotidien et de bien dormir. Le jeûne intermittent est aussi une bonne pratique car “elle encourage votre corps à puiser dans ses réserves de graisse”, souligne le centre hospitalier universitaire américain.


