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Hypercholesterolémie

Cholestérol : ce traitement qui permettrait d’éviter les statines

Des molécules, fabriquées à partir de fragments d’ADN, permettraient de bloquer une protéine associée au mauvais cholestérol, sans déclencher d’effets secondaires.  

Cholestérol : ce traitement qui permettrait d’éviter les statines anusorn nakdee/ISTOCK

  • Publié le 05.05.2026 à 09h55
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Un traitement innovant pour lutter contre l’hypercholestérolémie. Une équipe de chercheurs issus des universités de Barcelone et de l’Oregon ont mis au point une nouvelle thérapie pour diminuer le taux de cholestérol LDL, surnommé ‘mauvais cholestérol’. Dans Biochemical Pharmacology, ils présentent l’action de ces molécules, qui pourraient devenir une alternative aux statines. Ces traitements courants de l’hypercholestérolémie peuvent déclencher des effets secondaires. 

Une protéine impliquée dans l’hypercholestérolémie

L’hypercholestérolémie est liée à un taux trop élevé de cholestérol dans le sang : elle endommage les artères et augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Les scientifiques expliquent avoir basé leurs travaux sur une protéine, responsable de la présence du mauvais cholestérol dans le sang. "La PCSK9 (protéine convertase subtilisine/kexine de type 9) est devenue une cible importante ces dernières années pour les thérapies visant à réduire le cholestérol et le risque cardiovasculaire, indiquent-ils. Cette protéine agit en se fixant aux récepteurs LDL à la surface des cellules, limitant ainsi leur capacité à éliminer le cholestérol de la circulation sanguine. Lorsque les niveaux de PCSK9 sont élevés, le nombre de récepteurs disponibles diminue, ce qui entraîne une accumulation de cholestérol LDL dans le sang."

Des ‘épingles à cheveux’ pour empêcher l’accumulation de cholestérol dans le sang 

Pour agir sur cette protéine, ils ont utilisé des molécules d’ADN appelées 'épingles à cheveux polypuriques (PPRH)’. Il s’agit de petits fragments d'ADN capables de se lier à des séquences d'ADN ou d'ARN spécifiques, pour ensuite bloquer l'activité génique. "Dans ce cas précis, les PPRH empêchent la transcription du gène PCSK9, ce qui entraîne une augmentation du taux de récepteurs LDLR et améliore la capacité de l'organisme à éliminer le cholestérol de la circulation sanguine, expliquent ces spécialistes. Par conséquent, le taux de cholestérol global diminue et le risque de formation de plaques d’athérome est réduit." 

Hypercholestérolémie : une alternative aux statines ?

L’équipe de recherche a testé la thérapie sur des cellules hépatiques cultivées en laboratoire et sur des souris porteuses du gène humain PCSK9. "Les résultats montrent que HpE9 et HpE12 (les deux PPRH testés ndlr) sont tous deux très efficaces sur les cellules HepG2. HpE12 diminue les niveaux d'ARN de PCSK9 de 74 % et les niveaux de protéine de 87 %, indiquent les auteurs. Chez les souris transgéniques, une seule injection de HpE12 réduit les niveaux plasmatiques de PCSK9 de 50 % et le taux de cholestérol de 47 % au troisième jour." 

Pour les auteurs de cette étude, cette nouvelle méthode de traitement pourrait présenter différents avantages, notamment son faible coût et sa stabilité. "De plus, une telle approche basée sur le PPRH ciblant PCSK9 n’entraînerait pas d’effets secondaires tels que les myopathies associées aux statines", complètent-ils. D’autres travaux, notamment des essais cliniques, devront toutefois confirmer ces résultats. 

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