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Pourquoi nos cheveux tombent plus en automne

Par Melanie Gomez

La chute de cheveux saisonnière dure entre 4 et 6 semaines. Elle est liée à plusieurs facteurs. Alors que chez certains elle passe inaperçu, pour d’autres, il est nécessaire de consulter un dermatologue. 

Steve Lyne/REX/SIPA
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« En automne, chaque année je perds beaucoup plus mes cheveux que le reste de l’année. Chaque matin quand je les brosse, j’ai l’impression d’enlever des poignées. Certains jours c’est effrayant, j’ai l’impression que je vais finir chauve » confie Nathalie, 32 ans. Comme cette jeune mère de famille, ce sont essentiellement des femmes qui souffrent de ces chutes  saisonnières de cheveux. Pour les médecins dermatologues spécialistes du cheveu, il y a une raison scientifique. Comme pour les feuilles des arbres, il y a une variation saisonnière, physiologique, de la chute de cheveux.

Ecoutez le Dr Sylvie Garnier-Lyonnet, dermatologue : « En été, le cuir chevelu a été fragilisé par la chaleur. Du coup 2 à 3 mois après, les cheveux tombent en quantité plus importante. »



Pour la majorité d'entre nous, ces chutes de cheveux saisonnières passent quasiment inaperçues. Mais pour d'autres, l’automne, est synonyme d'angoisse. En octobre-novembre, certaines femmes ont parfois des chutes deux à quatre fois plus importantes que durant le reste de l’année, constatent les spécialistes. 
Pourquoi certaines personnes serait-elle plus sensible à ces variations saisonnières ? Il y a tout d’abord un terrain génétique. Il est courant qu’un homme qui perd ses cheveux relativement jeune, ait un père ou un grand père qui s'est dégarni assez tôt. Les raisons hormonales, liées à une grossesse, une  ménopause ou l’andropause, chez l'homme, peuvent jouer. En outre, les dermatologues trichologues (spécialistes du cheveu) accusent certains facteurs environnementaux, comme le soleil, la pollution ou l’alimentation d’être à l’origine d’importantes  de la perte de cheveux, notamment chez femmes jeunes.

Ecoutez le Dr Sylvie Garnier-Lyonnet : « Des études ont montré que ceux qui ont une meilleure hygiène de vie, un stress moins important, perdent moins leur cheveux. »


 
Les solutions. Pour traiter ces chutes de cheveux passagères, les spécialistes recommandent d’associer les traitements oraux et locaux. Avant tout, il faut savoir que les cheveux qui tombent sont déjà morts depuis plusieurs semaines. Par conséquent, les traitements capillaires ne peuvent pas agir sur la chute elle-même, mais essentiellement sur les  cheveux qui vont repousser.
« Parmi les lotions anti-chutes vendues sans ordonnance en pharmacie, je conseille les traitements locaux  à base de minoxidil, précise le Dr Sylvie Garnier-Lyonnet. Des études ont montré que cette molécule augmente la durée de vie et la qualité du cheveu. Mais, en début de traitement,  ces lotions produisent l’effet inverse. Elles accélèrent le turn over du cheveu et au cours des 15 premiers jours, on a tendance à perdre encore plus de cheveux ».

Enfin, les traitements oraux de type compléments vitaminiques peuvent s’avérer être un allié efficace. Le fer, le zinc ou encore la vitamine D par exemple, sont des nutriments essentiels pour conserver une chevelure en bon état. Il ne faut pas en attendre des miracles, mais cela revient à donner un meilleur carburant à ses cheveux, surtout s’ils sont dans un moment de faiblesse en automne. Lorsque la perte de cheveux dure plusieurs mois et surtout entraîne une souffrance ou un complexe,  la consultation avec un dermatologue trichologue est nécessaire. Ces spécialistes disposent d’autres traitements efficaces disponibles uniquement sur ordonnance.

 

Ecoutez le Dr Sylvie Garnier-Lyonnet : « Tant qu’une chute de cheveux dure 6 mois/1 an, on peut rester sur un traitement symptomatique. Au delà, il faut absolument consulter. »