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QUESTION D'ACTU

Hébergements d'urgence : la grande souffrance des familles


  • Publié 02.10.2014 à 07h36
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Sortir les familles de la rue et leur offrir un hébergement d'urgence, la mission est noble. C'est celle du Samu social. Mais quand les solutions d'urgence durent des années, les conséquences sont désastreuses. C'est ce que révèle au grand jour une étude réalisée par l'Observatoire du Samu social, relayée par Le Monde, La Croix et Libération.


Premier constat : ces familles en grande précarité qui sont hébergées en hôtel social, en centres d'hébergement d'urgence (CHU), de réinsertion sociale ou pour demandeurs d'asile ne parviennent pas à sortir de l'urgence. Elles sont en moyenne sans domicile fixe depuis trois ans. Cela signifie que, pendant des années, elles sont exposées à des conditions de vie très rudes : pas de sanitaires dans les chambres, pas de douche, impossibilité de cuisiner...

Deuxième constat : ces conditions de vie sont lourdes de conséquences, et notamment en termes de santé. 86 % des familles sont en insécurité alimentaire. Une façon politiquement correcte de dire qu'elles souffrent de la faim. « Nous avons là un taux comparable à celui que l'on trouve dans les camps de réfugiés », dénonce Emmanuelle Guyavarch, directrice de l'Observatoire du Samu social de Paris, dans le Monde.

La moitié des enfants sont anémiques, un quart en surpoids et près de 20 % souffrent de troubles mentaux. Même constat chez les mères : près d'un tiers d'entre elles sont en dépression.


« Le fait de mettre les gens à l’abri rassure tout le monde. Mais on a juste oublié que ces familles pouvaient rester sur un site des années sans aucun accompagnement », s'insurge Eric Pliez, le président du Samu social de Paris, dans Libération.

Chaque hiver, on s'émeut parce que le 115 (le numéro d'urgence du Samu social) est saturé, parce que des personnes vont devoir rester à la rue. Une émotion tout à fait légitime, mais on oublie que la saturation du système contraint des familles à rester dans des structures d'hébergement d'urgence qui empêchent toute réinsertion sociale.

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