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QUESTION D'ACTU

Des salariés américains acceptent de se faire "pucer" !


  • Publié 27.07.2017 à 12h18
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La réalité finirait-elle toujours par dépasser la fiction ? C’est le constat qui s’impose à la lecture de l’article d’Emmanuelle Oesterlé, dans les colonnes du Figaro. On y apprend que les employés d’une société américaine ont accepté de se faire « pucer ».

Tout est question de pragmatisme, semble-t-il. Pourquoi s’encombrer de ses clefs, de son badge ou même de son porte-monnaie pour aller à la machine à café, à l’heure où tout est dématérialisé ? S’il est déjà possible de payer sans contact, voire avec son portable, pourquoi ne pas tout faire simplement d’un geste de la main ?

L’entreprise Three Square Market, qui produit des logiciels destinés aux distributeurs automatiques (justement…) a sauté le pas. Elle a proposé à ses salariés de se faire implanter une puce RFID sous la peau. Grâce à l’implant de la taille d’un grain de riz, les employés pourront ouvrir la porte de leur bureau, activer la photocopieuse et bien sûr obtenir un café au distributeur.

En février dernier, c’est la société belge Newfusion qui avait fait parler d’elle en proposant l’implantation d’une puce dans la main de ses employés. « J'ouvre la porte d'entrée et mon ordinateur, expliquait à la RTBF Tim Pauwels, l’un des co-fondateurs de Newfusion. L'idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici, l'identification est "sous-cutanée", vous l'avez toujours avec vous ! » Pragmatisme, quand tu nous tiens…

La technologie est la même que celle utilisée dans les puces des cartes bancaires, et celles implantées chez nos compagnons à quatre pattes. Aux Etats-Unis, des puces similaires auraient aussi été implantées à des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Et aux Pays-Bas, les clients d’une discothèque auraient aussi tenté l’expérience, pour pouvoir payer leurs consommations de manière dématérialisée.

La démarche ne manque pas de soulever tout un tas d’interrogations d’ordre éthique. « C’est un réel danger, estime Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l’Homme. On flique dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C’est un outil de contrôle total. » Difficile en effet de ne pas imaginer que l’employeur pourrait facilement disposer des heures d’arrivée et de départ de ses salariés, mais aussi de ses déplacements en dehors de leurs heures de travail. Sans compter la valeur potentielle des données collectées grâce à cette puce et l'utilisation qui pourrait en être faite.

Sur les 80 employés de Three Square Market, une cinquantaine auraient accepté l’implantation, qui se fait grâce à une simple injection entre le pouce et l’index. A l’heure du « quantified-self », où nombreux sont ceux qui ne quittent plus leur bracelet connecté, l’idée de partager ses données personnelles n’effraie peut-être plus tant que ça. Et c’est bien ça le pire.

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