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QUESTION D'ACTU

Viande de cheval : fraude ou enjeu sanitaire ?


  • Publié 11.02.2013 à 10h33
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De la viande de cheval roumain dans des lasagnes au bœuf. Ce week-end, la France et l’Europe ont découvert, médusés, comment la complexité de la chaîne alimentaire pouvait conduire à des scandales. De l’éleveur ou distributeur, une myriade d’intermédiaires qui se renvoient aujourd’hui la balle dans cette supercherie. En attendant que les responsabilités soient établies, les produits Findus et Comigel contenant de la viande hachée ont été retirés en fin de semaine.
Il n’y a pas de scandale de santé publique, se défendent les autorités françaises, mais une fraude internationale.

Pourtant, cette affaire pose plus de questions qu’elle n’apporte de certitudes.
« Le système de contrôle n’a pas fonctionné en France, car c’est l’autorité de santé britannique qui a alerté », observe dans Libération Olivier Andrault de l’UFC-Que choisir. Faiblesse des contrôles, « pourquoi la traçabilité n’a-t-elle pas marché ? », demandent les journalistes du quotidien.
A la sortie des abattoirs français, 100% des viandes sont inspectées. Mais rien de tel, note le journal, pour les produits transformés comme les lasagnes. Seule une infime partie est contrôlée. Pour Déborah Infante, du syndicat national des inspecteurs vétérinaires, la diminution de 12% des effectifs depuis une dizaine d’années ne permet plus d’assurer les contrôles. « A force de baisser la garde, prévient-elle, on ne verra plus arriver les crises sanitaires ».

Dans les années 90, rappelle Libération, la contamination de la viande de bœuf par la maladie de Creutzfeldt-Jacob, transmissible à l’homme, était dûe à l’alimentation de bovins avec des farines animales.
Avec les lasagnes, est-on certain que la viande de cheval vendue à la place du bœuf offre toutes les garanties sanitaires ? Car, comme le fait remarquer le quotidien, pourquoi tricher avec du cheval, à priori plus cher que le bœuf. La viande a-t-elle été abattue illégalement ?

Enfin, demande Libération, « est-on certain que nos pauvres enfants ne mangent pas de bourrin ? » La société Comigel, qui fabrique les lasagnes, fournit également les cantines scolaires. « Je ne voudrais pas qu’on alimente la psychose », a affirmé hier Vincent Peillon sur Europe 1. D’accord,  mais le ministre de l’Education nationale a néanmoins reconnu que l’on  « ne peut pas être sûr absolument » que le cheval ne s’est pas invité dans les assiettes des écoliers.

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