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QUESTION D'ACTU

Chirurgie ambulatoire : une intervention sur deux pourrait être concernée en 2017


  • Publié 30.12.2016 à 11h06
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Les Savoie seraient-elles les championnes de la chirurgie ambulatoire ? Deux établissements savoyards figurent en effet parmi les dix les plus performants dans le domaine, selon Le Figaro. C’est une clinique Lilloise qui s’impose en tête de classement, et la région des Hauts-de-France est d’ailleurs au-dessus de la moyenne nationale, qui avoisinait en 2015 les 52 % d’intervention réalisées en ambulatoire. Un chiffre en deçà de l’objectif fixé par le ministère de la Santé en 2010, mais qui pourrait cependant être atteint en 2017.

 

Le fameux « virage ambulatoire » a-t-il été pris par les établissements hospitaliers français ? Oui… et non, s’il on en croit Le Figaro. En 2010, l’objectif pour 2016 avait été fixé à une intervention sur deux réalisée en ambulatoire. Le quotidien précise que cela correspond en réalité à un taux corrigé de 54,7 %, une fois pris en compte l’élargissement du périmètre des actes concernés. Les données pour les huit premiers mois de 2016 indiqueraient, selon le ministère de la Santé, que « le taux global de chirurgie ambulatoire s’élève à 54 % ». Et point positif, la croissance est régulière.

 

La carte de France dressée par Le Figaro met en évidence des disparités régionales. Toutes n’ont pas pris le virage à la même vitesse semble-t-il. Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté arrivent en queue de peloton, avec un taux inférieur à 50 %. La Corse, elle, caracole en tête avec près de 55 % des interventions réalisées en ambulatoire. Un chiffre à relativiser cependant car c’est aussi la région qui a le plus faible volume d’actes : un peu moins e 16 000 par an.

 

Le taux d’interventions réalisées en ambulatoire ne peut pas en effet à lui seul servir à évaluer les établissements. Cela favoriserait d’emblée ceux qui sont spécialisés dans les interventions les plus légères. Le volume des actes réalisés doit lui aussi être pris en compte. L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a donc développé, en partenariat avec des experts, un indicateur qui intègre les volumes de pratiques, mais aussi l’organisation selon les spécialités chirurgicales et les actes innovants développés par l’établissement. « Faire des prothèses totales de hanche ou de genoux en ambulatoire traduit un autre type de performance. C’est pourquoi la capacité d’innover a été intégrée à notre indicateur », justifie ainsi au Figaro le Dr Gilles Bontemps, directeur associé de l’Anap.

 

Développer encore plus cette chirurgie ambulatoire reste une volonté forte des autorités de santé. Marisol Touraine a ainsi fixé le prochain objectif : atteindre 66,2 % en 2020. L’enjeu est de taille à l’heure des restrictions budgétaires et du comblement du « trou » de la Sécu. Les interventions en ambulatoires pourraient faire économiser 160 millions d’euros en 2016.

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