- En janvier dernier, une enquête pénale avait été ouverte à Bordeaux après la mort de ce nourrisson pour cause de "possible contamination" par un lait infantile.
- Selon le parquet de Bordeaux, la mort d’un nourrisson “n’apparaît pas en lien” avec le lait infantile qu’il avait consommé car les analyses “n’ont pas mis en évidence de céréulide”.
- Le céréulide est un composé toxique qui peut rendre les nourrissons malades en provoquant des vomissements susceptibles d’entraîner de graves complications.
Le lait infantile est-il responsable du décès d’un nourrisson survenu le 8 janvier dernier près de Bordeaux ? Pour l’instant, le parquet estime que la mort ne serait "pas en lien" avec le produit de la marque Guigoz que le bébé avait consommé.
Pas de céréulide dans le lait infantile, selon le parquet de Bordeaux
En janvier dernier, une enquête pénale avait été ouverte à Bordeaux pour cause de "possible contamination", après la mort d’un nourrisson né le 25 décembre 2025. À la sortie de la maternité, il avait été alimenté entre le 5 et le 7 janvier avec deux laits infantiles, dont celui de la marque Guigoz, rappelé par Nestlé. Il est décédé le 8 janvier après des troubles digestifs.
Le lait infantile était suspecté d’avoir été infecté par la toxine céréulide. Il s’agit d’un composé toxique qui peut rendre les nourrissons malades, en provoquant des vomissements susceptibles d’entraîner de graves complications, d’après le Vidal. Cette toxine est produite par certaines souches de bactéries, dont Bacillus Cereus.
D’après le parquet de Bordeaux, les premiers éléments de l’enquête ne permettent pas d’incriminer le lait infantile Guigoz. Les analyses effectuées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) tout comme celles, plus sensibles, menés par le laboratoire belge Sciensan "n’ont pas mis en évidence de céréulide".
"Les analyses réalisées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire les 20, 26 janvier et 2 février sur de la poudre de lait et du lait reconstitué à base de cette poudre des deux marques de lait n’ont pas permis de caractériser la présence de cette toxine, indique le procureur de la République Renaud Gaudeul, dans des propos relayés par Sud-Ouest. Toutefois, la limite de quantification de l’Anses ayant été jugée trop élevée pour écarter tout risque au regard des recommandations actuelles de l’autorité européenne de sécurité des aliments, les échantillons ont été transmis au laboratoire Sciensano, en Belgique, à des fins d’analyses avec des seuils de détection plus sensibles."
Un seuil maximal de céréulide abaissé en France
À Angers, dans le Maine-et-Loire, une autre enquête pénale avait été ouverte après le décès d’un nourrisson le 23 décembre dernier. L’analyse de la boîte de lait Guigoz avec laquelle il avait été nourri, fournie par la maman, a révélé une dose anormale de céréulide, selon les avocats de la famille. Néanmoins, pour l’instant, le parquet n’a pas établi de lien entre cette quantité élevée et la mort du bébé.
Face à ces décès et ces rappels de laits infantiles, le ministère de l’Agriculture avait décidé d’abaisser le seuil maximal de toxine céréulide autorisé dans les laits infantiles en janvier dernier. Celui-ci est passé de 0,03 μg par kg de masse corporelle à 0,014 μg de céréulide par kg de masse corporelle.


