- Un arrêté au Journal officiel publié ce mercredi 4 mars prévoit le déploiement national du parcours coordonné renforcé (PCR) pour accompagner les adultes souffrant d’obésité complexe.
- Ce dispositif devrait être déployé dans 269 structures à partir de cette année.
- L'inclusion d'un patient dans le PCR est réalisée sur prescription médicale, par un médecin spécialiste de l'obésité référencé.
Qui peut bénéficier du nouveau parcours coordonné renforcé (PCR) “Obésité complexe chez l'adulte” ? Après publication d’un arrêté au Journal officiel ce mercredi 4 mars, ce dispositif devrait être déployé dans 269 structures à partir de cette année et sera remboursé par l’Assurance Maladie.
4 types de patients peuvent bénéficier du dispositif de lutte contre l’obésité
Le PCR avait été annoncé en janvier dernier, lors de la publication de la feuille de route 2026-2030 du gouvernement pour freiner la progression de l'obésité en France. Dans ce dispositif, les patients bénéficieront à la fois d’un accompagnement médical, diététique, psychologique et en activité physique.
Le remboursement est réservé aux patients adultes souffrant d’obésité complexe et qui relèvent d'une prise en charge de deuxième niveau (Indice de Masse Corporelle compris entre 35 et 50 avec au moins une complication ou difficulté importante) ou de troisième niveau (IMC très élevé, nécessitant une prise en charge spécialisée).
Pour bénéficier du PCR, quatre profils de patients ont été retenus. Il s’agit de ceux atteints :
- d’obésité complexe ;
- d’obésité complexe avec limitations à la pratique autonome de l'activité physique adaptée ;
- d’obésité complexe avec troubles du comportement alimentaire ;
- d’obésité complexe avec troubles du comportement alimentaire et limitations à la pratique autonome de l'activité physique adaptée.
269 structures devraient proposer ce programme de lutte contre l’obésité
L'inclusion d'un patient dans le PCR est réalisée sur prescription médicale par un médecin spécialiste de l'obésité référencé. Pour cela, le praticien doit réaliser une évaluation médicale complète visant à définir le profil du patient et à ajuster sa prise en charge en fonction. Le parcours de soins doit durer entre deux ans et deux ans et demi. Il sera composé de deux phases : la prise en charge initiale intensive et le suivi renforcé.
"La prise en charge de l’obésité doit être mieux organisée, mieux coordonnée et mieux adaptée aux besoins des patients, écrit Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, sur X. Chaque patient bénéficie ainsi d’un programme de soins et d’éducation thérapeutique personnalisé, construit en fonction de ses besoins. Face à un enjeu majeur de santé publique, nous poursuivons notre mobilisation pour améliorer l’accompagnement des patients et soutenir les professionnels dans des parcours de soins mieux coordonnés."



