- Des chercheurs ont mis au point un outil qui détecte les maladies neurologiques comme Parkinson en analysant de la salive.
- Il recherche les protéines connues pour être des biomarqueurs de ces pathologies comme Tau ou β-amyloïde.
- Il a eu une précision de plus de 90 %.
Pour de très nombreuses maladies touchant le cerveau, la précocité du diagnostic est un élément essentiel du pronostic. Or, elles sont généralement complexes à repérer et à identifier. Mais cela pourrait changer. Des chercheurs de l'Université de Corée et du Collège de médecine de l'Université catholique de Corée ont développé une technologie capable de diagnostiquer des pathologies touchant le cerveau comme l'épilepsie, la maladie de Parkinson et la schizophrénie, en analysant une goutte de salive.
Trouble neurologique et analyse de salive : une précision supérieure à 90 %
Actuellement, pour diagnostiquer les pathologies liées au cerveau, les médecins peuvent se tourner vers l'imagerie ou l'analyse du liquide céphalo-rachidien, des méthodes souvent coûteuses. La nouvelle technologie mise au point est capable de détecter les protéines liées au cerveau comme β-amyloïde ou tau dans la salive et de repérer les anomalies identifiées comme des biomarqueurs de pathologies neurologiques.
L’outil a été utilisé pour analyser des échantillons de salive provenant de 44 patients atteints d'épilepsie, de schizophrénie ou encore de la maladie de Parkinson. Il a été fait de même avec des prélèvements provenant de 23 personnes en bonne santé.
Résultat : il est parvenu à repérer ces maladies avec une précision supérieure à 90 %. Dans certains cas, elle pouvait même atteindre 98 %. "En particulier, la capacité de distinguer les troubles neurologiques à partir d'indicateurs pathologiques fondamentaux – à savoir les modifications structurelles des protéines plutôt que leur concentration totale – est considérée comme une avancée rare et significative à l'échelle mondiale", ajoutent les auteurs dans leur communiqué.
Cerveau : un outil qui pourrait faciliter le diagnostic
"Une nouvelle ère s’ouvre : celle du diagnostic des maladies cérébrales par une simple analyse de salive, sans recourir à l’imagerie TEP coûteuse ni à l’analyse du liquide céphalo-rachidien", souligne le Dr Sung-Gyu Park, auteur principal de l’étude parue dans Advanced Materials.
"De par son caractère non-invasif et peu coûteux, cette technologie présente un potentiel considérable pour une utilisation à domicile, au-delà des services de consultation externe hospitaliers", ajoute son confrère, le professeur Ho Sang Jung, de l’Université de Corée.



