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QUESTION D'ACTU

Médicaments à l'unité : les pharmaciens ont du mal à avaler la pilule


  • Publié 23.09.2015 à 09h45
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L’image du Français sortant d’une officine, goutte au nez, voix enrouée, avec à la main un sac plastique débordant de paracétamol, sirop, antibiotiques, et autres, a toujours de quoi surprendre nos proches voisins européens. Et pour cause, en Allemagne ou en Angleterre, les médicaments conditionnés par 12, 24 ou plus, ont fait long feu. Les patients reçoivent le nombre de comprimés nécessaire au traitement, un point c’est tout.
De quoi donner des sueurs froides aux patients de l’Hexagone, nombreux à repartir de la pharmacie avec l’entier des produits indiqués sur l’ordonnance, même ceux dont ils n’ont pas besoin, ou dont ils ont déjà un stock à la maison... Chaque Français posséderait ainsi 1,5 kg de médicaments ! Une petite manie qui coûte cher à l’Assurance maladie, qui a donc décidé de tenter l’expérience du médicament à l’unité dans certaines pharmacies, nous révèle Sud Ouest.

La mesure annoncée par Marisol Touraine avait été plutôt bien accueillie, rappelle le quotidien régional. A l’époque, huit Français sur dix voyaient là une bonne initiative pour mettre fin au gaspillage. L’idée avait été moins bien accueillie du côté des pharmaciens, qui doutaient de son efficacité, certains suggérant que le reste de médicaments était surtout dû à un arrêt précoce des traitements, pas à un problème de surplus dans la prescription.

 

Les agences régionales de santé d’Île-de-France, de PACA, du Limousin et de Lorraine sont tout de même parvenues à recruter des officines volontaires pour se lancer dans l’expérimentation, qui ne concerne que 14 antibiotiques. Prévue pour trois ans, l’initiative risque cependant de prendre l’eau : les pharmaciens ont fait savoir qu’il était « hors de question de continuer » !

Risque d’erreur, problème de stockage, perte de temps, sont autant de griefs que les pharmaciens formulent à l’encontre de la vente des médicaments à l’unité. Certains arguent même que les patients deviennent suspicieux : ne tente-t-on pas de leur « refourguer » des gélules ramenées par un autre ?

Les résultats de la première évaluation de cette expérimentation, dont est chargé l’Inserm, doivent être publiés en décembre. D’ici là, peut-être faut-il aller faire un tour du côté des pays où le système semble fonctionner pour trouver des réponses aux critiques françaises.

 

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