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QUESTION D'ACTU

Prendre son temps

La slow attitude pour faire durer l'amour

Et si les clés de l’amour durable se trouvaient dans un ralentissement éclairé du tempo amoureux ?


  • Publié 18.11.2016 à 17h26
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Comment durer en couple quand tout va si vite dans le monde autour de soi ? Comment injecter du désir dans une relation exclusive quand l’offre se renouvelle à la vitesse d’un clic ? Comment continuer de regarder l’autre quand le zapping règne ? Comment croire en l’amour durable quand près d’un couple sur deux divorce ?
Pour Fabienne Kraemer, psychanalyste et médecin, auteur de 21 clés pour l’amour slow (Puf, octobre 2016), la solution passe par la slow attitude. Une invitation à ralentir le rythme de nos existences et à revoir notre façon d’aimer l’autre

L comme lenteur

Le bon rythme, le bon moment, le temps nécessaire, voilà les préludes à la rencontre de l’autre et à la naissance de l’émotion. Le coup de foudre n’est pas obligatoire en amour. Pas plus qu’il n’est obligatoire que l’élu rassemble tous les critères pour nous plaire.
« J’avais une idée très précise de ce à quoi devait ressembler l’homme de ma vie, confie Pauline. Grand, sportif, intello, aimant la musique classique, le bio et les enfants…En fait, l’homme que j’ai épousé était (presque) tout le contraire. J’ai découvert au fil de temps chez lui des qualités auxquelles je ne pensais même pas et qui m’ont émerveillée, sa façon de me valoriser tout le temps, de me demander mon avis et d’en tenir compte, de trouver tous mes plats délicieux… Tout s’est passé comme si mon inconscient avait choisi avec discernement ce dont j’avais réellement besoin. Il m’a fallu des années pour comprendre que ce qui n’était pas dans ma check-list était en fait plus essentiel que ce qui y était ».
La psychanalyste Fabienne Kraemer ne dit pas autre chose : « Je suis persuadée que sans un minimum de temps et une vraie liberté d’esprit, la rencontre espérée est impossible, non pas du fait de l’autre, mais de soi-même. La lenteur est un choix raisonnable, une décision éthique, un mode de vie épicurien, un acte militant ».

 

P comme patience

Par méconnaissance de l’évolution normale d’une relation amoureuse, de plus en plus de couples se séparent dès les premières années, après trois, quatre ou cinq ans de vie commune. Une fois passée la phase de fusion amoureuse et de complicité totale ( un + un = un), ils se séparent. Tout l’enjeu est d’accepter la phase suivante : la défusion ou différenciation. Chacun reprend sa liberté et affirme ses goûts tout en vivant ensemble. L’équation devient 1+1 = 3, toi, moi et notre relation.

Quand ce passage n’est pas synchrone, la première crise éclate. Elle peut être fatale au couple. « Pour que l’amour dure et s’ancre, une fois que l’alchimie du désir s’estompe, il faut un certain temps pour qu’une autre « chimie » prenne le relais et crée un amour d’attachement beaucoup moins pulsionnel, mais souvent beaucoup plus solide, constate Fabienne Kraemer ».

 

R comme routine

Cet ancrage puissant aidera à résister à la nouvelle tornade qui menace le couple impatient : la routine. Cette dernière a pourtant du bon et même de l’excellent : elle sécurise et n’oblige pas à se remettre en question à chaque fois (épuisant !). Elle s’appuie sur une solide connaissance de l’autre (tout devient plus simple et pas forcément simpliste). Elle s’accompagne de rituels apaisants ( retrouvailles qui rythment et ponctuent le quotidien). L’enjeu est cette fois de cultiver le meilleur pour éviter le pire : l’ennui, l’absence de désir, l’oubli de la tendresse, l’absence de communication…

 

S comme sérénité

Etre serein, c’est ne pas douter de soi et ne pas douter de l’autre. C’est s’abandonner à ce qui est. Accepter d’appartenir ici et maintenant. C’est être totalement dans l’instant présent, au point de déplier le temps, promet Fabienne Kraemer dans son plaidoyer pour l’amour lent : « Sereins ensemble ou par l’autre, on continue à accéder au calme en soi pour peaufiner son propre équilibre. On ne craint plus que l’amour s’en aille, qu’il mente ou qu’il s’essouffle. On ne se demande plus si on est aimé ou pas, si demain sera différent d’aujourd’hui. On aime profondément ce que l’on a, l’autre qui est là, tel quel. On arrête d’envisager autre chose ». Bref, on prend le temps de jouir de l’instant présent et de la vie. On fait confiance. On lâche prise.

 

 

 

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