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QUESTION D'ACTU

A Champlan (Essonne)

Décès d’un bébé rom : l'UNICEF France s’indigne du refus de l’inhumer

La mairie de Champlan (Essonne) aurait refusé d’inhumer un nourrisson rom. L’ancienne ministre de la Santé, Michèle Barzach, s’indigne au nom d’UNICEF France.

Décès d’un bébé rom : l'UNICEF France s’indigne du refus de l’inhumer Michèle Barzach, présidente d'UNICEF France (William Alix/SIPA)

  • Publié 04.01.2015 à 16h29
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Racisme, injure à la France, non respect des droits des enfants… Les mots sont forts pour qualifier le refus d’inhumer un nourrisson Rom décédé dans la nuit du 25 au 26 décembre dernier. Le maire de Champlan (Essonne), de son côté, nie avoir pris une telle décision.

 

La colère des associations

Deux mois et demi après sa naissance, la petite Maria Francesca succombe, à l’hôpital de Corbeil-Essonnes (Essonne), d’une mort subite du nourrisson. Ses parents, installés dans un bidonville à l’entrée de Champlan, demandent à inhumer leur bébé dans un cimetière de la ville. Mais la mairie refuse. Selon l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), qui s’occupe de la famille, la mairie leur explique que le décès est survenu dans une autre commune.

 

Mais pour diverses associations, c’est un cas flagrant de discrimination. « C’est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation », juge Loïc Gandais, président de l’ASEFRR. Une accusation de racisme que porte aussi Alain Jakubowicz, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui envisage de déposer plainte.

 

L’union de la sphère politique

UNICEF France fait également part de son indignation dans un communiqué. « Cette discrimination jusque dans la mort est abjecte. Les enfants Roms sont déjà l’objet en Europe et sur notre territoire d’une stigmatisation et d’un rejet violant tous les principes les plus élémentaires d’humanité et d’égalité, ainsi que le Convention des droits de l’enfant que la France a été l’une des premières à ratifier il y a 25 ans », se scandalise sa présidente Michèle Barzach. « L’affaire de Champlan franchit un nouveau pas vers l’inacceptable », ajoute l'ancienne ministre de la Santé (1986-1988).

 

Dans la sphère politique, les réactions sont unanimes. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, se dit « bouleversé », le Premier ministre Manuel Valls (PS) évoque sur Twitter « une injure à ce qu’est la France. » Des propos soutenus par Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), qui juge une telle décision « aux antipodes des valeurs humanistes. »

Le maire de Champlan nie s’être opposé à l’enterrement et évoque « une erreur de compréhension dans la chaîne de décision. » Maria Francesca sera finalement inhumée à Wissous, ce 5 janvier.

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