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5000 cas possible

Chikungunya : l'ennemi numéro 1 en Polynésie française

Par la rédaction

Avec 5000 cas possibles, le virus Chikungunya continue à se propager en Polynésie française, alors que le stade épidémique a été déclaré dans cette zone il y a tout juste un mois.

Uncredited/AP/SIPA

« L ‘épidémie ne fait que commencer ». Voici les propos peu rassurants tenus par un médecin à l'AFP jeudi 13 novembre, à propos de l’épidémie du virus Chikungunya qui sévit en Polynésie française.

65 hospitalisations dont 1 cas grave
En l’espace d’un mois, le nombre de cas a explosé. A tel point que les autorités sanitaires locales parlent aujourd’hui de 5000 cas possibles. Selon le bureau de veille sanitaire de la Polynésie, toute la population serait concernée, soit plus de 27 000 habitants. 65 hospitalisations ont eu lieu ces dernières semaines. Un seul cas a été considéré comme grave. Selon une information de l’AFP, le ministre de la santé local a invité la population « à se mobiliser contre l’ennemi numéro un, le moustique tigre, porteur du virus ».

Une première chasse au moustique vaine

Le 15 octobre, l’île est passée au stade épidémique avec 59 cas confirmés de Chikungunya, et 200 cas suspects. La Polynésie Française avait déclaré plusieurs cas sur l'île de Tahiti 5 jours auparavant. En effet, plusieurs personnes, présentant des symptômes de fièvre et de douleurs articulaires ont ainsi été testées, et quinze d'entre elles ont été déclarées atteintes du virus de Chikungunya. Les autorités sanitaires ont alors tenté de stopper ce début d’épidémie à coup d’insecticides pour chasser le moustique. Mais en vain. Non seulement, le nombre de cas en Polynésie a quadruplé, et le virus s’est  propagé sur des îles voisines.