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Mutation d'un gène

Le vin bénéfique pour 15 % de la population seulement

Par la rédaction

L'effet bénéfique du verre de vin quotidien ne serait pas valable pour tout le monde. Seuls les porteurs d'une variation génétique pourraient tirer profit de cette conosmmation. 

Chris Robbins / Mood Bo/REX/SIPA

Les bénéfices de la consommation de vin rouge sont depuis plusieurs années au cœur de polémiques scientifiques. Il semble que des chercheurs aient finalement une réponse qui pourrait satisfaire tout le monde. Ils ont découvert qu’un verre quotidien de vin peut être bon pour vous, mais seulement si vous avez les bons gènes !

En l’occurrence, il s’agit d’une variation du gène CETP TaqIB, qui n’est présent que chez 15% de la population. Cette découverte remet donc en question l’idée qu’une consommation modérée d’alcool – 7 verres par semaine pour une femme et 14 pour un homme – a des effets bénéfiques sur la santé.

Confirmation d'études précédentes

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont étudié 618 Suédois victimes de maladies coronariennes, et un groupe de contrôle de 3000 sujets en bonne santé. Les individus ont ensuite été séparés en différentes catégories, en fonction de la quantité d’alcool qu’ils consomment. Les chercheurs ont également testé ces individus afin d’identifier chez eux le génotype particulier (le CETP TaqIB) dont le rôle avait déjà été révélé dans des études précédentes.

Les résultats, publiés dans la revue scientifique Alcohol, suggèrent que les effets bénéfiques de l'alcool ne sont décelables que chez une minorité de personnes : ceux qui possèdent la variation du gène CETP TaqIB.

Un mécanisme inconnu

« Le seul fait de consommer modérément de l'alcool n'a pas un effet protecteur », explique le Pr Lauren Lissner, qui a participé à l'étude. « Tout comme le fait de posséder ce génotype particulier. Mais la combinaison des deux réduits de manière significative les risques de maladies coronariennes ».

Comment expliquer ces résultats ? La protéine CETP, produite par les gènes mis en lumière par l'expérience, a un effet bénéfique sur le bon cholestérol. Une théorie propose que l'alcool "stimulerait" cette protéine, ce qui boosterait le bon cholestérol. Une autre dit que que l'alcool contient des antioxydants protecteurs. Reste que les mécanismes par lesquels le cholestérol ou les antioxydants agissent demeurent inconnus.