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Infirmière de MSF

Ebola : des espoirs de traitement pour la Française contaminée

La France a exceptionnellement autorisé l’importation et l’utilisation de trois médicaments expérimentaux susceptibles de guérir Ebola. L'infirmière de MSF contaminée au Libéria pourra en bénéficier. 

Ebola : des espoirs de traitement pour la Française contaminée EBOLA OUTBREAK IN WEST AFRICA

  • Publié 21.09.2014 à 13h03
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Trois traitements expérimentaux seront testés en France pour tenter de traiter le virus Ebola. Un arrêté publié dans le Journal officiel autorise de manière exceptionnelle et « à titre dérogatoire » l’importation et l’utilisation du ZMapp, du Favipiravir et du TKM-100802, qui viennent respectivement du Japon, des Etats-Unis et du Canada. La volontaire française contaminée, infirmière de Médecins Sans Frontières (MSF)  se trouve actuellement à l'hôpital militaire Bégin, près de Paris. Elle en bénéficiera.

Le texte indique que « ces médicaments pourront être utilisés lors d’une évacuation sanitaire de ressortissants dont l’Etat Français à la charge ». Aucun de ces traitement n’a réellement prouvé son efficacité chez des malades atteints d’Ebola. Ils font partie des médicaments expérimentaux retenus par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pouvant être utilisés sous certaines conditions. En France, leur choix résulte d'une concertation scientifique.

Le ZMapp
Le ZMapp est un cocktail de trois anticorps « monoclonaux », développé par Mapp Bio (Biopharmaceutical). Il est en partie dérivé du tabac. Il a été financé par le gouvernement et l’armée américains en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes. C’est l’un des produits les plus prometteurs.

Le médicament fait l’objet depuis le 2 septembre d’un essai clinique de phase I. Il a été administré notamment à deux Américains, dont le Dr Kent Brantly, 33 ans, et la missionnaire Nancy Writebol, 60 ans, qui ont tous deux été guéris. Un prêtre espagnol de 75 ans et un médecin libérien, qui avaient également reçu ce médicament, sont décédés.

« Il ne reste que quelques doses disponibles », explique le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l'Institut de microbiologie et des maladies infectieuses (IMMI), à l'AFP. Une cinquantaine de nouvelles doses seraient en cours de fabrication et devraient être disponibles début décembre.

Le TKM-110-802
Le TKM-100802 est fabriqué en utilisant le même procédé de fabrication que TKM-Ebola, selon le fabricant de la société Tekmira qui le met au point. Cette nouvelle formulation aurait une meilleure efficacité.

La société canadienne est spécialisée dans la fabrication de petites molécules thérapeutiques, dites « ARN interférents », contre diverses maladies. Pour traiter Ebola, la molécule placée dans des nanoparticules lipidiques bloque à la fois une protéine d'enveloppe du virus et une enzyme (polymérase) nécessaire à sa multiplication. Tekmira a bénéficié d'un contrat de 140 millions de dollars du département américain de la Défense pour le développement du médicament.

Les chercheurs disposent de plusieurs données chez l'animal, mais aucune chez l'homme. Ce médicament avait été arrêté en raison de sa toxicité par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, qui l'a ensuite relancé. Une quarantaine de doses seraient actuellement disponibles.

Le Favipiravir (ou « T-705 »)
Le Favipiravir (ou "T-705"), un antiviral contre la grippe de Toyama Chemical, filiale de FujiFilm, fait aussi partie des traitements potentiels. Commercialisé sous le nom « Avigan », il a été homologué en mars au Japon en tant qu’antiviral contre la grippe. Un porte-parole de Fujifilm a indiqué à l’AFP être en pourparlers avec les autorités américaines pour le tester.

Son administration sous forme de comprimés pourrait faciliter le traitement dans des zones aux infrastructures médicales restreintes. Le groupe japonais aurait reçu des demandes de l’étranger et s’est dit « prêt à répondre aux demandes individuelles (de travailleurs médicaux) ». Un porte-parole avait assuré en août dernier disposer de « réserves suffisantes pour plus de 20 000 personnes ». Un essai serait prévu en Guinée.

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