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Ostéopathie : une formation mieux encadrée

Selon un récent décret, les écoles d’ostéopathie devront respecter des règles plus strictes pour obtenir leur agrément. Au programme, plus d’heures d’enseignement.

Ostéopathie : une formation mieux encadrée JS EVRARD/SIPA

  • Publié 17.09.2014 à 07h00
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Avouons que c’était un peu l’anarchie ! Les écoles d’ostéopathie se multiplient en France, sans véritable règlementation. Il existe bien un agrément officiel, mais les critères d’obtention ne sont pas très stricts. Pas facile donc de savoir si un ostéopathe a suivi une bonne formation.
Or un décret qui vient d’être signé devrait permettre de faire un peu le ménage. Il faudra respecter 24 critères de qualité spécifiques si une école souhaite être agréée par le ministère de la Santé. Et cela passera notamment par des études sur 5 ans, avec des enseignants ayant au moins 5 ans d’expérience.

Patrick Feval, président du syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie : « Cette nouvelle formation comprendra 4860 heures d’enseignement, 150 consultations et 1500 heures de formation clinique, avec un encadrement pédagogique plus précis »




Actuellement, on compte environ 20 000 ostéopathes en France. La moitié d’entre eux sont des professionnels de santé (8 000 kinésithérapeutes, 1 800 médecins, quelques infirmiers, podologues ou encore sages-femmes), qui ont complété leur cursus par une formation d’ostéopathe.
L’autre moitié a suivi une formation initiale d’ostéopathie, dans une des 30 écoles qui existent dans l’Hexagone. Le nombre de ces ostéopathes non professionnel de santé ne cesse d’augmenter. Il y a 7-8 ans, ils étaient moins d’un millier, alors qu’ils sont aujourd’hui près de 10 000.
Or, selon un rapport de l’Igas de 2012, l’enseignement des ostéopathes pêche en terme de qualité et de quantité. Même constat de Patrick Feval, qui estime que seule la moitié des ostéopathes sont bien formés.
D’où ce nouveau décret, qui devrait être finalisé à la mi-octobre. Mais ce qui inquiète les professionnels de santé, c’est que les non professionnels de santé accèdent au même titre qu’eux. Ce qui aurait pour conséquence de rendre le choix de son praticien moins lisible.


Dr Jean-François Rey, président de l’Union des Professionnels de Santé (UNPS) : « Après validation de leur formation, avec ce décret, les non professionnels veulent se faire reconnaître comme professionnels de santé et pour nous ce n’est pas acceptable »




En revanche, que le prescripteur soit un professionnel de santé ou non, cela ne change rien au remboursement, puisque l'ostéopathie n'est pas remboursée par la sécurité sociale, mais uniquement par les mutuelles.

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