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QUESTION D'ACTU

Dépistage de stupéfiants

Sécurité routière : bientôt des tests salivaires pour détecter le cannabis

Pour sécuriser les routes françaises, le délégué interministériel à la sécurité routière veut instaurer le test salivaire. Il dépiste facilement et avec efficacité les substances illicites.

Sécurité routière : bientôt des tests salivaires pour détecter le cannabis LYDIE/SIPA

  • Publié 28.08.2014 à 11h25
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Faciliter le dépistage, et accroître la sécurité sur les routes. Ce projet ambitieux est celui du délégué interministériel à la sécurité routière, Jean-Robert Lopez. Interrogé par Le Républicain Lorrain, il a annoncé son intention de développer le « deuxième test salivaire » pour détecter la présence de stupéfiants chez les conducteurs.

 

Un test sanguin « coûteux et chronophage »

L’an dernier, pas moins de 114 000 contrôles ont été réalisés sur les routes françaises. Un sur trois était positif. « Mais on ne les fait pas d’une façon aléatoire comme pour l’alcool », déplore Jean-Robert Lopez. A cause des contraintes qu’ils posent, les tests ne sont faits que si le conducteur a un comportement anormal. En effet, il s’agit de tests sanguins, qui doivent être réalisés en milieu hospitalier. « Coûteux et chronophage », tranche le délégué à la sécurité routière.

 

Pour Jean-Robert Lopez, la solution est toute trouvée : développer le « deuxième test salivaire. » « Au lieu d’aller en milieu hospitalier pour une analyse sanguine, les forces de l’ordre feront un deuxième prélèvement salivaire », explique-t-il. « Il sera envoyé dans un laboratoire pour confirmer d’une façon incontestable la prise d’une substance illicite. » La méthode est bien plus simple puisque le test se constitue en tout et pour tout d’un petit bâtonnet qui recueille la salive du suspect.

 

Des tests disponibles chez les buralistes

Une approche plus simple, qui permettra de multiplier les contrôles aléatoires, espère le délégué interministériel à la sécurité routière. Elle a déjà été testée, en février dernier, à Papeete (Polynésie française), visiblement avec un certain succès. Jean-Robert Lopez justifie cette mesure en rappelant que 4 % des accidents de la route sont principalement liés à la prise de stupéfiants. Et dans un accident mortel sur cinq, le conducteur était sous l’emprise de substances psychoactives illicites.

 

Sans attendre le test salivaire pratiqué par les forces de l’ordre, les consommateurs de substances illicites pourront les réaliser eux-mêmes. Depuis février, certains buralistes commercialisent des tests qui permettent de savoir si du THC, substance active du cannabis, circule toujours dans l’organisme.

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