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54 cas importés depuis les Antilles

Chikungunya : la région PACA reste la plus touchée en métropole

Par Julian Prial

Depuis mai, 489 cas suspects de dengue ou de chikungunya ont été signalés à l'InVS en métropole. Parmi eux, 174 cas importés de chikungunya sont confirmés. Soit 26 de plus en une semaine.

DURAND FLORENCE/SIPA

La semaine dernière, l'Institut de veille sanitaire (InVS) indiquait que le moustique tigre était sous haute surveillance en métropole. Normal, car les chiffres des victimes métropolitaines de cet insecte grimpent de jour en jour. Ainsi, le dernier bilan de l’InVS publié ce lundi révèle qu’entre le 1er mai 2014 et le 18 juillet, 489 cas suspects de dengue ou de chikungunya ont été signalés. Et parmi eux, 54 cas importés de dengue et 174 cas importés de chikungunya ont été confirmés. Pour cette deuxième maladie tropicale, le bilan est donc de +26 cas en seulement une semaine. Par ailleurs, trois cas de personnes co-infectées par les deux virus sont également recensés.

La région PACA reste la plus touchée
Plus en détail, c'est toujours la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui reste la plus touchée en métropole par ces deux maladies infectieuses tropicales (74 cas). Suivie de près par la région Rhône-Alpes (53) et le Languedoc-Roussillon (43). Enfin, le moustique Aedes albopictus, vecteur des virus du chikungunya et de la dengue, continue de menacer dangereusement les départements d'outre-mer (DOM).


39 décès enregistrés aux Antilles depuis décembre 2013
Le cas le plus alarmant est sans doute celui de la Guyane où une hausse de 47 % de cas biologiques confirmés ou probables a été observée au cours de la première semaine de juillet par rapport à la semaine précédente. Et les autres DOM ne sont pas beaucoup mieux lotis.
Dans les Antilles françaises, l'Institut de Veille Sanitaire a ainsi enregistré 23 décès provoqués par le chikungunya à l'hôpital, dont 3 à Saint-Martin, 13 en Martinique et 7 en Guadeloupe, depuis décembre 2013. A ce bilan, s'ajoutent 16 décès recensés en ville. 
Enfin, dans ces mêmes îles, les cas « cliniquement évocateurs » se comptent par milliers (3 000 à Saint-Martin, 48 000 en Martinique, et 63 000 en Guadeloupe). « Nous sommes à un moment clé de cette épidémie : nous avons les moyens de la limiter. La meilleure solution est de se protéger et d'éviter la propagation », a affirmé la ministre de la Santé Marisol Touraine, en visite aux Antilles jeudi dernier, sur Radio Caraïbes. 
Le virus du chikungunya, qui circule depuis décembre 2013 dans l’ensemble des Caraïbes, a déjà touché 115 000 personnes aux Antilles.