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Eviter la transmission de virus

Une trithérapie d’urgence prescrite à fillette piquée sur la plage

Par la rédaction

Une enfant de deux ans s’est piquée par accident avec une seringue trouvée sur la plage. Les médecins lui ont prescrit une trithérapie d’urgence.

David Hodges/REX/REX/SIPA
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Une aiguille souillée à la plage. Ce 22 juin, Rosy, deux ans, a joué avec une seringue trouvée dans le sable, sur la plage du Canon à Lège-Cap-Ferret (Gironde), révèle Sud Ouest. La fillette a été immédiatement placée sous trithérapie d’urgence, afin d’éviter une transmission du VIH.

 

La famille pensait passer une après-midi tranquille à la plage… mais leur sortie s’est transformée en cauchemar. Alertée par sa fille de quatre ans, la maman de Rosy se rend compte qu’elle joue avec une seringue souillée. Elle se rend à la polyclinque de Lesparre-Médoc, où le médecin confirme que l’enfant s’est piqué. Tout de suite, il prescrit un traitement post-exposition, qui se compose d’antirétroviraux à prendre pendant un mois.

 

Des effets secondaires lourds

Pour bénéficier d’une trithérapie d’ugence, il est recommandé de se rendre dans les 48 heures suivant l’exposition dans une structure adaptée : urgences, service d’infectiologie d’un hôpital public, ou centre de dépistage anonyme du VIH. Elle est particulièrement indiquée chez les personnes exposées accidentellement au VIH. Elle est ouverte au grand public depuis 1998 et bénéficie d’un taux de réussite très élevée si elle est suivie jusqu’au bout. C’est le principal défi, car la prise d’antirétroviraux s’accompagne d’effets secondaires lourds (maux de ventre, nausées, vomissements…).

 

Il s’agit d’une mesure préventive, mais le risque de transmission du VIH dans ces conditions est très faible, note Sud Ouest. Une étude sur 20 ans parue en 2008 dans la revue Pediatrics démontre que, sur 274 enfants qui s’étaient piqués avec une seringue souillée, aucune contamination n’a été signalée. Et seul un enfant sur trois avait reçu une trithérapie d’urgence. Quant aux parents de la petite Rosy, ils ont décidé de porter plainte contre la municipalité de Lège-Cap-Ferret, responsable selon eux de la propreté des plages.