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La capsaine contre le vieillissement

Le piment rouge allonge l'espérance de vie

Par Audrey Vaugrente

Un ingrédient commun au curry et au chili aide à préserver sa santé métabolique. La capsaine, présente dans le piment rouge, booste la longévité et garde le métabolisme jeune.

ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Ils brûlent la gorge, mais aident à garder un métabolisme jeune. Les piments rouges, présents dans le chili con carne ou le curry, contiennent une molécule, la capsaicine, qui cible et détruit un récepteur à la douleur, précise une étude parue ce 22 mai dans Cell Reports. Et on le sait, les douleurs chroniques sont associées à une mauvaise santé et une espérance de vie réduite.

 

Une équipe de l’université de Californie à Berkeley (Etats-Unis) a manipulé des souris pour réduire l’activité du neurone TRPV1, qui agit comme récepteur à la douleur. Ils se sont aperçus que ces animaux vivaient 4 mois plus longtemps que des rongeurs normaux. Leur métabolisme reste jeune plus longtemps, et ils sont plus tolérants au glucose. Cela pourrait s’expliquer par l’implication du récepteur dans la régulation métabolique ; d’autres études avaient montré que les souris qui en manquaient étaient davantage protégées de l’obésité induite par une mauvaise alimentation.

 

Manger régulièrement du piment

« Découvrir que la manipulation de ce récepteur ne permet pas seulement un métabolisme jeune, mais accroît aussi l’espérance de vie, devrait être plein de sens pour les maladies liées à l’âge, principalement le diabète », se félicite Andrew Dillin, principal auteur de l’étude. Il souligne que certains médicaments permettraient de sous exprimer le récepteur à la douleur.

 

Mais l’alimentation aussi pourrait s’avérer utile pour protéger son métabolisme. « L’ingestion chronique de composés qui affectent le TRPV1, comme la capsaicine, peut aider à prévenir le déclin métabolique lié à l’âge et mener à une longévité accrue chez l’homme », souligne Andrew Dillin. Dans la littérature, plusieurs études associent les régimes riches en piment rouge à une incidence réduite du diabète et des troubles métaboliques.

Ce n’est pas la première fois que l’on souligne les bienfaits du curry. En 2013, le Common Cold Centre à l’université de Cardiff (Royaume-Uni) a montré qu’un ingrédient du curry, le fenugrec, aide à réduire les symptômes d’un rhume ou d’une grippe… et aidait même à s’en protéger.