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QUESTION D'ACTU

Déjà interdit pour les produits pour bébés

Ségolène Royal interdit le bisphénol A au 1er janvier 2015

La ministre de l’Ecologie souhaite également la mise en place d'un Label "anti-bisphénol" pour les entreprises ayant d'ores et déjà substitué cette substance.

Ségolène Royal interdit le bisphénol A au 1er janvier 2015 Luigi Mistrulli/SIPA

  • Publié 09.05.2014 à 02h00
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L’objectif est clair : au 1er janvier 2015, le bisphénol A sera complètement interdit des produits de consommation, des contenants alimentaires et des tickets de caisse en France. C’est Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l'énergie qui l’a confirmé vendredi 9 mai. Ce produit, un antioxydant et un plastifiant, avait déjà été interdit en 2013 pour les produits destinés aux bébés et aux enfants en bas âge, comme par-exemple les biberons.

Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien ; il est soupçonné d'agir sur la fertilité, la croissance, de perturber les systèmes reproductif, nerveux, immunitaire, métabolique et cardiovasculaire et d'être à l'origine de certains cancers. En janvier, l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) a indiqué que les seuils tolérés pour l'exposition au bisphénol A devraient être divisés par dix à l'avenir. 

Afin d’encourager les entreprises a enlevé cette substance avant même le 1er janvier 2015, la ministre de l’Ecologie a déclaré vouloir créer un label “anti-bisphénol”. Un processus d'interdiction au niveau européen a également été enclenché et devrait voir le jour d'ici fin 2015, annonce le communiqué du ministère de l'Ecologie.

Le bisphénol A n’est pas la seule cible de Ségolène Royal. La ministre souhaite également un renforcement des contrôles concernant l’éventuelle présence dans les jouets de phtalates, une substance interdite pour tous les jouets destinés aux enfants de moins de trois ans au niveau européen. Enfin, Ségolène Royal a demandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) une expertise ciblée sur cinq substances « suspectées d’être des perturbateurs endocriniens », dont les methyl-parabènes, utilisés comme conservateurs dans les aliments ou des produits pharmaceutiques.

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