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Agence de biomédecine

Moelle osseuse : 18 000 nouveaux donneurs à trouver

Par Sandrine Chauvard

60% des greffes de moelle osseuses sont réalisées grâce à des dons de personnes extérieures à la famille. C'est pourquoi l'Agence de biomédecine cherche 18 000 nouveaux donneurs.

Campagne 2011 DURAND FLORENCE/SIPA

Donner sa moelle osseuse, c’est donner une chance de guérir à des personnes atteintes de maladies graves comme les leucémies, les lymphomes ou certaines maladies du sang. Soit environ 2 000 personnes en France. L’Agence de la biomédecine organise cette semaine une mobilisation en faveur du don de moelle. Elle souhaite recruter 18 000 nouveaux donneurs, avec des profils génétiques diversifiés. Car près de 60% des greffes de moelle sont réalisées à partir de donneurs qui ne font pas partie de la famille.
Au 1er janvier, le registre français comptait plus de 221 400 donneurs potentiels, l’objectif étant d’arriver à 240 000 donneurs d’ici fin 2015. La probabilité de trouver deux individus compatibles en dehors de la fratrie est de 1 chance sur 1 million. C’est pourquoi chaque nouvelle inscription apporte une chance supplémentaire de guérison pour les malades. Les étudiants en médecine et en pharmacie s’associent à cette mobilisation. Ainsi, 33 facultés vont informer le grand public et répondre aux questions qui se posent.

Avoir moins de 51 ans et être en bonne santé
Car donner sa moelle osseuse n’est pas un geste aussi simple que le don de sang. Alors, en quoi cela consiste-t-il exactement ? Tout d’abord, pour pouvoir être donneur, il faut être en parfaite santé, avoir plus de 18 ans et moins de 51 ans, accepter de répondre à un questionnaire de santé et faire une prise de sang. Souvent, la moelle osseuse est confondue avec la moelle épinière. Le prélèvement de moelle osseuse ne s’effectue pas dans la colonne vertébrale, mais en superficie dans les os postérieurs du bassin. Il n’y a donc pas de risque de se retrouver paralysé ! Enfin, lorsque la compatibilité avec un malade est trouvée, il s’écoule en moyenne entre un et trois mois, période pendant laquelle des examens complémentaires sont réalisés, et qui permet de se préparer au don.