- Foie, cerveau, placenta, sang, estomac, rein… Les microplastiques ont été retrouvés dans plusieurs organes et tissus humains.
- Les polymères qui constituent les plastiques "sont pour la plupart des toxiques, des perturbateurs endocriniens ou des produits CMR (cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction)."
- Ainsi, pour limiter leur présence dans votre quotidien, l’association No Plastic In My Sea recommande d’adopter 10 gestes.
Les êtres humains ingèrent l’équivalent du poids d’une carte bancaire de plastique par semaine, soit environ 5 grammes, d’après une étude, publiée par l’université de Newcastle (Australie). D’autres recherches ont mis en évidence la présence de microplastiques dans différents organes et tissus du corps : poumons, foie, rein, cerveau, estomac, placenta, sang, selles… Pour l’heure, les effets des microplastiques, présents dans l’air ou dans l’eau et s’accumulant dans les sols, sur la santé sont encore mal connus, selon le gouvernement. Cependant, les Missions régionales d'autorité environnementale (MRAe) avancent que les additifs chimiques qui les composent, notamment les polymères, "sont pour la plupart des toxiques, des perturbateurs endocriniens ou des produits CMR (cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction)."
Microplastiques : des alertes scientifiques croissantes
Ces derniers mois, plusieurs scientifiques alertent sur l’ampleur de cette menace. En janvier 2026, une publication du Lancet a signalé que les risques pour la santé humaine liés à la fabrication, à l’utilisation et à l’élimination des plastiques vont fortement augmenter dans les années à venir, avec pour conséquence une réduction importante du nombre d’années de vie en bonne santé. Plus grave encore, une étude publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health, a spécifiquement mis en garde contre les phtalates, bisphénols et PFAS présents dans les plastiques courants (emballages alimentaires, jouets, produits d’hygiène), associés à des maladies chroniques, des perturbations endocriniennes et des troubles du développement dès le plus jeune âge.
Comment limiter son exposition aux microplastiques ?
Ainsi, "la question de l’effet sur la santé humaine de notre exposition aux plastiques est donc un enjeu crucial de santé publique", selon les Missions régionales d'autorité environnementale. En attendant plus de résultats sur les risques qui en découlent et de définir les normes sanitaires, l’association No Plastic In My Sea, fondée par des citoyens, souligne la nécessité de limiter son exposition aux microplastiques au quotidien. Pour cela, elle conseille de :
- Troquer les ustensiles de cuisine en plastique, surtout de couleur noire (plus toxiques), pour des ustensiles en bois ou en inox
- Remplacer sa planche à découper en plastique par une planche en bois
- Privilégier le verre, l'acier inoxydable ou la céramique pour le stockage des aliments
- Ne jamais réchauffer (au micro-ondes ou au bain-marie) un aliment en plastique dans des contenants en plastique
- Éviter le synthétique pour les vêtements, les sols et son intérieur (polyester, gazon synthétique, PVC, vernis…)
- Se tourner vers du thé en vrac plutôt que d’utiliser des sachets de thé, dont une partie est en plastique (nylon, polypropylène)
- Aérer et nettoyer régulièrement son logement et sa voiture pour réduire les poussières contenant des fibres synthétiques
- Limiter les jouets en plastique et avoir recours à des jouets en caoutchouc naturel, en coton ou en bois certifié
- Choisir des matériaux sûrs pour les biberons et les tétines (verre, caoutchouc naturel, latex, silicone de qualité médicale)
- Boire de l’eau du robinet filtrée plutôt que de l’eau en bouteille


