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Surpoids

La bedaine de papa annonce un risque d’obésité chez les enfants

Une nouvelle étude révèle que les pères jouent un rôle non-négligeable dans la santé future des enfants.

La bedaine de papa annonce un risque d’obésité chez les enfants LSOphoto/istock




L'ESSENTIEL
  • Les pères jouent un rôle important dans la construction de la santé à long terme des enfants.
  • L'étude montre que les enfants ont plus de risque de souffrir d'obésité si leur papa est en surcharge pondérale.
  • Les pères influencent la santé de leurs enfants par des facteurs biologiques, comportementaux et environnementaux.

Si certaines femmes apprécient que leur époux ait des poignées d’amour, il semblerait que ce “dad bod” (contraction de dad body, ou corps de papa en français) ne soit pas du meilleur effet sur la santé des enfants. Une étude menée par l’université de Californie à Irvine suggère que cette surcharge pondérale paternelle reflète des facteurs affectant la santé des jeunes sur le long terme.

Les travaux ont été présentés dans Current Obesity Reports le 26 mai 2026.

Génétique, alimentation, hygiène de vie : les pères impactent les risques d’obésité des enfants

"L’obésité n’est pas simplement le résultat de choix individuels", explique Matthew Landry, auteur principal de l’étude. "Le risque d’obésité est héréditaire à 40 à 70 % et peut se transmettre de génération en génération par le biais de facteurs biologiques et environnementaux complexes", prévient-il.

En passant au crible l’ensemble de la littérature et des connaissances scientifiques, le chercheur et ses collègues ont mis en évidence que la santé des pères joue un rôle particulier dans celle des enfants. En effet, les jeunes dont le papa présente un embonpoint, ont plus de risque de souffrir d’obésité.

En premier lieu, l’équipe note que l'obésité paternelle peut affecter la qualité du sperme et modifier les marqueurs épigénétiques (groupement chimique fixé sur l’ADN qui peut moduler l’expression des gènes). "Ces modifications peuvent potentiellement affecter la régulation de l'appétit, le métabolisme et le risque de maladies à long terme chez l'enfant", précisent les chercheurs dans leur communiqué.

Élément encourageant de l’étude : ces effets sont réversibles. La perte de poids et les changements d'hygiène de vie sont susceptible d'améliorer la qualité du sperme et modifier les profils épigénétiques liés à l'obésité.

De plus, tout comme les mères, les papas contribuent au façonnement des routines et des comportements familiaux qui impactent les enfants. "Leurs habitudes alimentaires, leur niveau d'activité physique et leurs approches éducatives sont étroitement liés à la qualité de l'alimentation, au niveau d'activité et au risque d'obésité des enfants. La participation active à la préparation des repas, les repas pris en famille et les activités physiques partagées sont associés à une meilleure santé chez les enfants", ajoutent les auteurs.

Obésité infantile : impliquer les pères dans la prévention

Face à l’importance de la santé et de l’hygiène de vie du père dans les risques d’obésité des enfants, les chercheurs estiment que la lutte contre l'obésité nécessite une approche familiale et multigénérationnelle. Pour eux, il faudrait davantage impliquer les pères dans la prévention de la santé de leur progéniture. Ils proposent pour cela plusieurs mesures : des soins prénataux adaptés aux pères, un soutien accru à la santé mentale paternelle, un congé parental rémunéré ou encore des politiques de travail flexibles favorisant le bien-être familial.

"Historiquement, les pères ont été négligés dans la recherche et les interventions en matière de santé maternelle et infantile, explique Matthew Landry. Reconnaître le rôle actif des pères dans la santé familiale ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la santé des générations futures."

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