- Les femmes souffrant d'infertilité primaire présente un risque de ménopause précoce.
- Leur ménopause naturelle arrive par ailleurs un an plus tôt par rapport aux autre femmes.
- Les chercheurs appellent à mieux informer les femmes infertiles sur la ménopause précoce et ses risques.
Une personne sur six est touchée par l’infertilité dans le monde. Mais il semblerait que cette difficulté à concevoir n’impactent pas uniquement le désir d’enfant et les projets de vie. Elle aurait aussi des répercussions sur la santé à long terme. En effet, chez les femmes, l’infertilité serait liée à une arrivée plus précoce de la ménopause, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Menopause.
Infertilité féminine : la ménopause arrive près d’un an plus tôt
Pour cette étude, les chercheurs ont réuni 700 femmes dont environ la moitié était touchée d'infertilité primaire. L’analyse de leurs dossiers médicaux a révélé que les patientes qui ont rencontré des troubles de la fertilité, ont connu une ménopause naturelle un an plus tôt par rapport à celles n'ayant pas eu de problèmes à concevoir. De plus, les femmes avec des antécédents d'infertilité inexpliquée ou d'endométriose présentaient un risque plus important de ménopause précoce.
Par ailleurs, les participantes ayant eu plusieurs enfants et celles ayant utilisé des contraceptifs oraux étaient plus susceptibles de connaître une ménopause plus tardive.
Infertilité et ménopause précoce : mieux accompagner les patientes
"Cette étude montre que les femmes souffrant d'infertilité primaire, en particulier celles présentant une infertilité inexpliquée ou des antécédents d'endométriose, sont exposées à un risque de ménopause précoce", explique le Dr Stephanie Faubion, directrice médicale de The Menopause Society dans un communiqué . Cette découverte pourrait aider à mieux prendre en charge ces patientes, ajoute-t-elle.
En effet, la ménopause précoce est associée à une hausse des risques de plusieurs troubles comme l'ostéoporose, les maladies cardiovasculaires ou encore les atteintes neurodégénératives (Alzheimer...).
"Ces femmes pourraient bénéficier d'un accompagnement les informant de ces risques. Cela leur permettra de surveiller l'apparition d'une ménopause précoce et de recourir à un traitement hormonal, le cas échéant", conclut l’experte.



