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Parkinson : est-ce possible d'avoir la maladie jeune ?

La maladie de Parkinson touche surtout les seniors. Cependant, les personnes plus jeunes ne sont pas épargnées. À quel âge la pathologie peut-elle survenir ? Explications.

Parkinson : est-ce possible d'avoir la maladie jeune ? Chainarong Prasertthai/iStock




L'ESSENTIEL
  • La maladie de Parkinson est encore systématiquement associée au vieillissement, alors que des personnes la développent avant 50 ans, voire même entre 21 et 45 ans.
  • Les symptômes de cette forme dite "à début précoce" résultent de la dégénérescence des neurones producteurs de dopamine secondaire à des maladies infectieuses, à la pharmacothérapie ou à des facteurs génétiques.
  • Chez les adultes plus jeunes, les premières manifestations sont différentes des signes chez les seniors, ce qui complique le diagnostic.

Deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente du système nerveux, la maladie de Parkinson est due à la dégénérescence progressive d’une catégorie particulière de cellules nerveuses sécrétrices de dopamine dans le tronc cérébral. Cette pathologie, se manifestant par des tremblements, une lenteur des mouvements et une raideur musculaire, atteint surtout les personnes âgées. "La dégénérescence des neurones est favorisée tout d'abord par le vieillissement, l'âge étant le principal facteur de risque. Il existe cependant des cas exceptionnels de maladie de Parkinson à début précoce", précise l’Assurance Maladie.

Parkinson précoce : à quel âge la maladie peut-elle apparaître ?

En effet, des adultes ayant moins de 50 ans peuvent aussi en souffrir. Le docteur Jérôme Berger évoque "de rares cas avant 45 ans." Selon l’Orphanet, la pathologie peut également survenir avant, à savoir entre 21 et 45 ans. Dans ce cas, on parle de maladie de Parkinson à début précoce. "Sa prévalence estimative en Europe se situe entre un sur 5.000 et 8.000 (de 5 à 10 % de tous les patients parkinsoniens). La maladie touche davantage d'hommes que de femmes. Les femmes développent la maladie deux ans plus tard que les hommes." En ce qui concerne les causes de la maladie de Parkinson à début précoce, l’Orphanet pointe du doigt les maladies infectieuses, la pharmacothérapie ou des facteurs génétiques. "Des mutations des gènes PRKN seraient par ailleurs responsables de certains cas."

Comment se manifeste la maladie de Parkinson chez les jeunes ?

Chez les jeunes, les premiers signes sont souvent différents de ceux observés chez les patients âgés, ce qui rend son diagnostic encore plus difficile, selon l’Association France Parkinson. En termes de troubles moteurs, ils souffrent d’une rigidité, des crampes douloureuses, qui peuvent être suivis de tremblements, de bradykinésie, de troubles de la marche et de chutes. Les patients atteints de la maladie de Parkinson à début précoce présentent une prévalence plus élevée de symptômes non moteurs, notamment l'apathie (perte de motivation), les troubles anxieux (y compris les troubles paniques, le trouble anxieux généralisé et la phobie sociale), la dépression, la psychose (hallucinations), les troubles du comportement (agitation ou trouble du contrôle des impulsions), la démence et des difficultés de concentration plus importantes par rapport aux patients atteints de la forme sporadique ou plus typique de la pathologie. "Ces premiers signes les orientent en premier lieu vers un rhumatologue, un médecin du sport ou encore un psychologue. Alors que c’est le neurologue qui pose le diagnostic. Parfois, il faut un ou deux ans avant que la maladie ne soit détectée", spécifie l’association.

Parkinson précoce : quels sont les traitements ?

La prise en charge repose sur des traitements médicamenteux permettant de diminuer les symptômes et d’améliorer la qualité de vie des patients jeunes. Ainsi, le spécialiste leur prescrit un traitement par agoniste dopaminergique pour stimuler les récepteurs de la dopamine dans le cerveau. "En cas d’intolérance ou de manque d’efficacité, d’autres types de médicaments sont disponibles." Les traitements supplémentaires sont la stimulation cérébrale profonde du noyau subthalamique et la chirurgie stéréotaxique (transplantation de tissu foetal, stimulation pallidale, pallidotomie, thalamotomie ou les deux), d’après l’Orphanet.

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