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Cadmium : le dépistage bientôt remboursé ?

Un accord a été trouvé entre l’Assurance Maladie et les biologistes médicaux : le dépistage du cadmium en laboratoire de ville sera remboursé.

Cadmium : le dépistage bientôt remboursé ? SyhinStas/istock




L'ESSENTIEL
  • L’Assurance Maladie et les biologistes médicaux ont trouvé un accord concernant le remboursement du dépistage du cadmium en ville.
  • La prise en charge par l’Assurance maladie devrait être de 60 % tandis que les complémentaires santé rembourseront les 40 % restants.
  • En 2025, près de la moitié (47,6 %) de la population adulte présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence.

Le dépistage du cadmium en laboratoire de ville pourrait être bientôt remboursé. L’Assurance Maladie et les biologistes médicaux ont trouvé un accord le mardi 7 avril 2026. Il s’agit d’une avancée face à la préoccupante exposition grandissante à ce métal lourd toxique en France.

Dépistage du cadmium : un accord trouvé sur le remboursement du test

Les syndicats ont indiqué qu’un "accord a été trouvé mi-mars, dans le cadre de la commission de hiérarchisation des actes de biologie médicale". Il prévoit un remboursement du dosage sanguin et urinaire du cadmium fait en médecine de ville, comme c'est le cas pour les examens faits à l'hôpital. François Blanchecotte, président du syndicat de biologistes libéraux (SDBIO), a précisé à l’AFP que le tarif a été fixé à 27,50 euros. 60 % seront remboursés par l’Assurance Maladie tandis que les 40 % restants seront pris en charge par les complémentaires santé.

Par ailleurs, une renégociation des tarifs est prévue si le nombre de dépistages du cadmium dépasse celui du plomb.
L’accord doit encore être validé par plusieurs instances et autorités avant d’être appliqué, dont l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam). Jean-Claude Azoulay, président du syndicat SNMB, précise que ce parcours prend "généralement" entre deux et trois mois.

Cadmium : quelles sont les sources d’exposition ?

En 2025, près de 5 adultes sur 10 présentaient en France des expositions au cadmium supérieures aux valeurs sanitaires de référence, selon l’Anses. Dans son dernier rapport, l’agence précise qu’il s’agit "d’une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge."

"Si les niveaux d’expositions actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population", avait indiqué Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses.
En effet, ce métal lourd a été classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Une exposition prolongée peut également entraîner des atteintes rénales, une fragilité osseuse ou encore avoir des effets indésirables sur le système cardiovasculaire.

Si le cadmium est naturellement présent dans les sols, sa concentration augmente fortement du fait de l’activité humaine, notamment industrielle et agricole. L’alimentation représente la principale voie d’exposition humaine au cadmium. "Les principaux aliments contributeurs pour les Français sont des aliments du quotidien à base de blés et de céréales : céréales du petit-déjeuner, pain et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, ainsi que le riz et blé raffinés, les pommes de terre et certains légumes", précise l’Anses. Le tabac est une autre voie d'exposition au polluant.

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