- Selon l'étude, les adolescents qui remplacent 30 minutes de sédentarité par jour par une activité physique modérée à vigoureuse réduisent leur risque de diabète de type 2.
- Dormir davantage réduit aussi les risques de diabètes de type 2 chez les jeunes.
- La prévalence de diabète de type 2 grimpe de 2 % chaque année chez les 16-18 ans.
Les cas de diabète de type 2 augmentent en France, et les jeunes ne sont pas épargnés. Selon la Fédération Française des Diabétiques, sa prévalence grimpe de 2 % chaque année chez les 16-18 ans.
Face à cette hausse, notamment portée par l’augmentation de l’obésité infantile, il est important de déterminer les moyens de réduire les risques des jeunes. Une étude présentée lors des sessions scientifiques de l’American Heart Association tenues à Boston du 17 au 20 mars fait le point sur les facteurs qui protègent les adolescents du diabète de type 2.
Diabète de type 2 : dormir et bouger 30 min de plus réduit les risques chez les jeunes
Pour évaluer l'impact des activités quotidiennes sur le développement de la résistance à l'insuline chez les adolescents, les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de 802 enfants nés entre 1999 et 2002. Vers 13 ans, il était aussi demandé aux jeunes participants de tenir un journal de sommeil et de porter un accéléromètre (un capteur qui mesure la quantité de mouvement) pendant 7 à 10 jours.
L'analyse des données montre que les jeunes qui augmentaient leur temps quotidien de sommeil et d’exercice physique, réduisaient leur résistance à l’insuline, et donc leur risque de développer un diabète de type 2. Plus précisément, remplacer 30 min de sédentarité par une demi-heure d’activité physique modérée à vigoureuse baissait la mesure de la résistance à l'insuline de près de 15 %.
Préférer passer 30 minutes de plus dans les bras de Morphée à l'inactivité physique diminuait pour sa part la résistance à l'insuline de près de 5 %.
Comment augmenter le quota de sommeil et d’activité des ados ?
"J'ai été agréablement surpris par la force de l'association du remplacement de 30 minutes de temps sédentaire par une activité physique modérée à vigoureuse. Une baisse de la résistance à l'insuline de 15 % est un changement assez important", explique le Dr Soren Harnois-Leblanc, auteur principal de l'étude dans un communiqué. "Nos résultats indiquent que passer d’une vie sédentaire à une activité physique d’intensité modérée à vigoureuse ou à un meilleur sommeil, même si ce n’est que quelques minutes par jour au départ, est bénéfique pour la santé."
Il rappelle ainsi que pour améliorer son sommeil, il faut tamiser les lumières avant de se coucher, créer une routine nocturne qui n'inclut pas d'appareils électroniques avec écrans et mettre le téléphone sur "ne pas déranger" (ou le laisser à l'extérieur de la chambre pendant que vous dormez). Pour augmenter la part d’activité physique dans sa journée de façon ludique, il propose de miser sur les amis et les proches. L’effet de groupe rend, en effet, les randonnées ou autres exercices (sport en équipe, baignade, vélo, jeux…) plus attrayants.



