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Santé des femmes

Santé intime : comment interpréter ces symptômes ?

Démangeaisons, brûlures, sécheresse, inconfort… Lorsqu’un problème survient dans la zone intime, beaucoup de femmes pensent immédiatement à une infection.

Santé intime : comment interpréter ces symptômes ? peakstock/istock




L'ESSENTIEL
  • Dans la santé intime, se tromper de cause est souvent plus problématique que le symptôme lui-même.
  • « La vulve mérite autant de soin que la peau du visage. L’hydrater régulièrement est essentiel pour préserver la santé des tissus ».
  • « Les symptômes ressentis dans la zone intime n’indiquent pas systématiquement une infection. Une fois que l’on comprend cela, on est déjà sur la voie de la guérison », souligne le Dr Unsworth.

Mycose, vaginose bactérienne : ces mots reviennent souvent, parfois trop vite. Pourtant, les causes peuvent être bien différentes et se tromper peut retarder la guérison. Une spécialiste de la santé féminine, le Dr Susanna Unsworth, alerte aujourd’hui sur un réflexe très courant : traiter des symptômes sans en comprendre l’origine. Une habitude qui entretient souvent la confusion, la frustration, et parfois même aggrave le problème.

Infection, hormones ou simple irritation : comment faire la différence ?

Selon ce médecin, il est essentiel d’apprendre à écouter son corps plutôt que de "jouer aux devinettes".

"Il n’est pas rare que les femmes attribuent automatiquement une irritation à une infection à levure et répètent les traitements. Pourtant, si les symptômes persistent, cela signifie souvent que la cause est ailleurs", explique-t-elle.

Pour y voir plus clair, trois grandes situations sont à distinguer. Explications !

1) Quand il s’agit vraiment d’une infection

Les infections vaginales présentent généralement des signes assez spécifiques : une odeur inhabituelle, parfois décrite comme une odeur de poisson (vaginose bactérienne), des pertes épaisses et grumeleuses (infection à levure), une douleur localisée marquée

Dans ce cas, un traitement médical adapté est nécessaire et souvent rapide. Mais si le problème revient sans cesse, il faut envisager une autre piste.

2) Quand les hormones sont en cause

La sécheresse intime, l’amincissement des tissus ou les douleurs pendant les rapports ne sont pas toujours liés à une infection. Ils peuvent être dus à des changements hormonaux, notamment : pendant la préménopause ou la ménopause, durant l’allaitement, avec certains contraceptifs

"Une baisse d’œstrogènes peut provoquer des symptômes persistants qui ne disparaîtront pas avec un traitement antifongique", rappelle le Dr Unsworth.

3) Quand la peau réagit

Parfois, il ne s’agit ni d’infection ni d’hormones, mais simplement d’une irritation externe. Lessives parfumées, savons agressifs, vêtements trop serrés… La peau de la vulve est sensible et peut réagir rapidement.

Les signes les plus fréquents sont : des rougeurs, des démangeaisons, une sensation de brûlure, sans modification des pertes vaginales.

Pourquoi il ne faut pas ignorer des symptômes persistants

Le Dr Unsworth insiste sur un point très important : lorsque l’inconfort dure, il ne faut pas banaliser.

"Des symptômes persistants peuvent révéler un problème dermatologique comme le lichen scléreux, voire, plus rarement, un cancer de la vulve s’il n’est pas pris en charge. Ces situations sont parfois confondues avec des infections à levure", avertit-elle.

Consulter un professionnel de santé permet d’éviter des erreurs de diagnostic et d’obtenir un traitement réellement efficace.

Mieux se connaître pour mieux se soigner

Tenir compte de ses symptômes, noter les changements, observer les moments où ils apparaissent (stress, cycle menstruel, nouveaux produits) peut faire toute la différence.

"Les symptômes ressentis dans la zone intime n’indiquent pas systématiquement une infection. Une fois que l’on comprend cela, on est déjà sur la voie de la guérison", souligne le Dr Unsworth.

Elle rappelle aussi un geste simple, souvent négligé : "La vulve mérite autant de soin que la peau du visage. L’hydrater régulièrement est essentiel pour préserver la santé des tissus".

Le bon réflexe : écouter son instinct

Si un traitement sans ordonnance ne fonctionne pas, inutile d’insister ou de multiplier les essais. Le meilleur réflexe reste de consulter un médecin, poser un diagnostic précis et adopter une solution adaptée.

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