- Une hausse des cas de grippe est observée chez les enfants.
- Les professionnels de santé appellent à vacciner les enfants contre la grippe.
- Pour eux, le vaccin nasal pourrait aider à améliorer la couverture vaccinale.
Il est encore temps de faire vacciner vos enfants contre la grippe. Voici le message de la Gregory Pariente Foundation (GPFD) et de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) alors que l’épidémie semble retrouver du mordant en ce mois de janvier, surtout chez les jeunes.
Vers un nouveau pic de grippe pédiatrique
En 2025, le retour sur les bancs de l’école après les fêtes de fin d’année avait été suivi par une reprise de la grippe encore plus importante que le pic enregistré les deux dernières semaines de 2024. 30 % des actes SOS-Médecins concernaient les enfants de 2 à 14 ans pendant ce pic épidémique. Un doublement des passages aux urgences et un quasi-doublement des hospitalisations post-urgences avaient aussi été enregistrés. Et les médecins s’inquiètent en observant les données du dernier bilan hebdomadaire de Santé publique France.
"Cette année la grippe semble prendre la même dynamique que l’an dernier avec un premier pic la dernière semaine de 2025 suivi d’une baisse sur deux semaines puis d’une reprise de la circulation virale en deuxième semaine de 2026", expliquent les deux associations dans leur communiqué. Par exemple, une hausse des consultations pour état grippal était enregistrée chez les enfants de moins de 15 ans ainsi qu’une augmentation des hospitalisations après passage aux urgences chez les moins de 5 ans.
Si les experts reconnaissent qu’il est impossible de déterminer de "présager si l’évolution en S3 et S4 sera identique à celle de l’an dernier", ils appellent les parents à la prudence et à faire vacciner leurs enfants.
Grippe : pourquoi faire vacciner les enfants ?
Pour les deux associations, la grippe pédiatrique devrait être considérée comme une maladie à part entière. "La lutte contre la grippe chez les enfants âgés de 2 à 17 ans sans comorbidité revêt une importance particulière, tant pour leur santé individuelle que pour la protection de la collectivité. Cette tranche d’âge est, en effet, l’une des plus touchées par la circulation du virus, avec un risque accru de complications, notamment chez les plus jeunes ou en présence de pathologies chroniques (comme l’asthme, NDLR). Les enfants jouent également un rôle clé dans la transmission, car leurs contacts sociaux fréquents à l’école et dans les activités collectives favorisent la propagation rapide du virus au sein des familles et de la communauté", écrivent-ils dans leur étude sur la grippe pédiatrique.
Ainsi, pour eux, "il est urgent de vacciner tous les enfants avant le pic attendu prochainement". La vaccination contre la grippe n’est, en effet, pas uniquement réservée au plus de 65 ans. La Haute Autorité de Santé la préconise pour tous les enfants de 2 à 17 ans sans comorbidité, et plus particulièrement les jeunes asthmatiques qui ont des risques importants. La maladie respiratoire est la première comorbidité chez les enfants hospitalisés pour grippe.
Pour la GPFR et l’AFPA, il pourrait être intéressant que l’âge de la recommandation de vaccination soit abaissé à six mois "au vu de l’expérience des pédiatres de terrain et sachant que certaines années en France comme 2013/2014 et 2015/2016, 22 % des hospitalisations concernaient des moins de 2 ans selon la publication de la HAS et atteint à l’étranger 40 % des hospitalisations dans cette tranche d’âge (FluSurv-NET, Jain et al., NEJM 2015)."
Pour améliorer la couverture vaccinale des enfants, les deux organisations proposent aussi de promouvoir la vaccination nasale et de renforcer les campagnes de prévention de gestes barrières.



