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QUESTION D'ACTU

Stress chronique

Maux de l’hiver, actu anxiogène : pourquoi beaucoup de séniors craquent ?

Fatigue persistante, douleurs diffuses, troubles du sommeil : ces symptômes pourraient bien être les signes d’un stress chronique provoqué par une actualité de plus en plus anxiogène. Les personnes âgées, plus vulnérables, seraient particulièrement touchées.

Maux de l’hiver, actu anxiogène : pourquoi beaucoup de séniors craquent ? Pressmaster / istock




L'ESSENTIEL
  • Selon Le Journal des Séniors, les médecins constatent une hausse de consultations pour des symptômes flous mais récurrents.
  • En cause : l'excès chronique de cortisol, l’hormone du stress, qui dérègle le sommeil, la digestion et l'humeur.
  • Des solutions simples existent pour réapprendre à se reposer.

Des maux de dos sans cause apparente, une fatigue persistante, une humeur instable, un sommeil non réparateur… En ce début d'année 2026, pour de nombreux actifs et séniors, le corps semble dire "stop". Et ce que beaucoup prennent pour un simple coup de mou hivernal pourrait bien être le symptôme d'une véritable épidémie silencieuse de stress chronique.

D’après Le Journal des Séniors, hébergé par 20 Minutes, les professionnels de santé constatent en effet une hausse de consultations pour des symptômes flous mais récurrents. Les bilans sanguins sont normaux, mais les organismes sont épuisés. Le point commun entre les patients ? Une "incapacité à récupérer", écrit le journal. Même une semaine de repos ne suffit plus à recharger les batteries, selon les médecins. "Ce n'est pas le carburant qui manque, c’est le moteur qui tourne à vide."

Le cortisol, l’ennemi silencieux

La cause de ce dérèglement profond ? Le cortisol, hormone du stress, dont la production est en roue libre depuis l’année 2020, entretenue par la pandémie de Covid-19, l’inflation et les difficultés financières, les guerres à l’étranger et les relations internationales de plus en plus tendues. Bref, une actualité particulièrement anxiogène. Résultat, le corps humain, conçu normalement pour affronter des stress ponctuels, se retrouve bloqué en "mode survie" permanent. "Imaginez une alarme incendie qui sonnerait en continu, mais à bas volume, depuis cinq ans. Au bout d'un moment, vous ne l'entendez plus consciemment, mais votre cerveau, lui, reste en état d'alerte maximale", illustre Le Journal des Séniors. Une hypervigilance qui a des conséquences multiples : troubles du sommeil, baisse de l’immunité, douleurs articulaires, troubles digestifs, perte de concentration, prise de poids, déclin cognitif…

Reprendre le contrôle sur son corps

Heureusement, il est possible d’agir. Notamment en stimulant le nerf vague, frein naturel du stress, par des gestes simples : pratiquer la cohérence cardiaque (une technique de respiration rythmée) trois fois par jour, s’exposer à la lumière du soleil le matin pour réguler le rythme circadien, privilégier une alimentation anti-inflammatoire, ou encore se déconnecter au maximum du numérique (écrans, écouteurs, séries...). Facile à dire, mais l’idée est de ralentir, de retrouver le temps long, de se reconnecter à soi et son environnement. Cela peut passer par des "temps calmes", la lecture, la marche (sans musique dans les oreilles !) ou le jardinage – des activités qui permettent de désactiver cet état d’alerte permanent. La bonne résolution pour l’année 2026, "c’est dire à son corps : 'j'ai entendu ton message, nous allons ralentir'", conclut l’article.

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