- Selon le Baromètre Santé mentale & QVCT 2026 25 % des femmes salariées se déclarent en mauvaise santé mentale, contre 19 % des hommes.
- Parmi les femmes de moins de 40 ans, 29 % disent être en plutôt ou assez mauvaise santé mentale, un pourcentage plus élevé que chez les femmes de 40 ans et plus.
- Elles attribuent cette dégradation à un manque de temps pour soi et à des difficultés personnelles ou familiales.
"Où en est la santé mentale des travailleurs en 2026 ?" C’est la question à laquelle répond le Baromètre Santé mentale & QVCT (Qualité de vie et conditions de travail, ndlr) 2026. Pour la première fois depuis la crise sanitaire, 22 % des actifs sont en mauvaise santé mentale, ce qui représente près de 6 millions de personnes. "Cette proportion est en baisse par rapport à 2025 (- 4 points), soit environ 810.000 travailleurs de moins en situation de mauvaise santé mentale. Une évolution positive, qui laisse entrevoir un possible retour aux niveaux pré-Covid (estimés entre 16 % et 18 %) à l’horizon 2030, si la dynamique actuelle se poursuit." Cependant, les chiffres sont toujours inférieurs à ceux enregistrés avant l’épidémie de coronavirus. Pour rappel, environ 4,6 millions de travailleurs étaient concernés par une mauvaise santé mentale en 2019. "L’amélioration est réelle, mais le chemin reste long."
Entreprise : chez les femmes de moins de 40 ans, 29 % déclarent un mal-être croissant
Selon cette étude d'Ipsos-BVA pour le cabinet Qualisocial, menée auprès de 3.000 salariés représentatifs des secteurs public et privé, âgés de plus de 18 ans, la progression n’est pas homogène. En effet, 74 % des femmes se déclarent en bonne santé mentale contre 79 % des hommes en 2026. Si ce chiffre a progressé de 5 points en un an, un écart subsiste entre les deux sexes. Dans le détail, 25 % des femmes salariées se disent "en mauvaise santé mentale", contre 19 % des hommes. Cette "fragilité se concentre chez les plus jeunes : elles sont 29 % chez les femmes de moins de 40 ans (contre 22 % chez les 40 ans et plus) se déclarent en mauvaise santé mentale", indique le baromètre.
Qu’est-ce qui pèse sur la santé mentale des femmes actives ?
En ce qui concerne les facteurs favorisant cette dégradation de la santé mentale, les femmes évoquent des problèmes liés à la sphère personnelle, notamment au manque de temps pour soi (44 % contre 35 % chez les hommes) et aux difficultés personnelles ou familiales (32 % contre 28 %). Pour certaines, ce mal-être est lié à la situation politique nationale. "La charge mentale et l'équation + temps - vie personnelle – travail +" semblent être le principal problème. En parallèle, elles ont un regard moins positif que les hommes sur certains aspects de la vie au travail, notamment les relations de travail, l’inclusion et l’égalité professionnelle.
"Ces résultats sont encourageants, mais ils ne doivent pas faire oublier que certaines professions et certains profils restent fragiles. Le rôle des organisations est crucial : renforcer la prévention, lever les tabous et soutenir concrètement les salariés permet de maintenir cette dynamique", a déclaré Camy Puech, fondateur et président de Qualisocial.


