ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Une aide-soignante mise en examen pour empoisonnement de 9 retraités

Six décès et trois tentatives

Une aide-soignante mise en examen pour empoisonnement de 9 retraités

Par AFP avec Audrey Vaugrente

Une employée d’une maison de retraite de Savoie est soupçonnée d’avoir administré des doses mortelles de médicaments à six pensionnaires.

GILE MICHEL/SIPA

Neuf pensionnaires empoisonnés en deux mois dans une maison de retraite. Une aide-soignante de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) « Le Césalet dessous » de Jacob-Bellecombette (Savoie) est déférée devant la justice ce 12 décembre. Elle a été mise en examen pour six empoisonnements mortels et trois tentatives.

 

L’affaire a été découverte fin novembre, après le décès de la dernière victime, selon nos confrères de RTL. Une pensionnaire de 84 ans tombe dans le coma. Transférée à l’hôpital de Chambéry, elle décède deux jours plus tard. Dès le lendemain, son bilan toxicologique révèle une forte présence de psychotropes qui n’étaient pas prescrits à la vieille dame. La direction du centre hospitalier saisit alors le procureur de la République.

 

« Soulager les souffrances »

Ce 10 décembre, l’aide-soignante de 30 ans est placée en garde à vue par la police judiciaire. Elle est alors suspectée d’avoir commis cet empoisonnement. La femme avoue finalement en avoir commis cinq de plus, selon le Parisien. Finalement, elle aura fait neuf victimes, dont six sont décédées. Elle aurait administré un « cocktail médicamenteux » dans le but de « soulager les souffrances de six personnes qui sont décédées depuis début octobre, » selon une source proche de l’enquête. La suspecte ne reconnaît pas avoir souhaité mettre fin à leurs jours. La procureure a précisé lors d'un point presse que ces patients n'étaient « pas en fin de vie ».

 

Cette affaire sombre rappelle à quel point les personnes hébergées en EHPAD sont vulnérables face à la maltraitance. En septembre, une maison de retraite fermait à Bessenay (Rhône) en raison de nombreuses accusations. En juillet, c’était un établissement dans l’Yonne qui subissait le même sort et un mois plus tôt, deux aides-soignants d’un EHPAD de Gisors (Eure)  risquaient la prison ferme pour violences contre des pensionnaires.