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QUESTION D'ACTU

70 % des plombages dentaires concernés

Des élus écologistes en guerre contre le mercure dentaire

Des experts de la santé et des élus écologistes réclament une loi pour faire interdire l'usage du mercure dentaire par les dentistes. 

Des élus écologistes en guerre contre le mercure dentaire Mike Maple/NBC/AP/SIPA

  • Publié 06.12.2013 à 17h28
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Ses opposants estiment qu'il serait toxique pour les systèmes nerveux, immunitaire, hormonal et reproductif. Pourtant, à l'heure actuelle en France, 70 % des plombages de carie contiennent du mercure dentaire. Face à ces risques supposés, des élus du réseau santé environnement (RES) et des experts de la santé disent « halte au mercure » et veulent le faire interdire. Mais selon les professionnels, cette solution est, il vrai, antibactérienne, et peut durer 30 ou 40 ans. 

La France absorbe le tiers du mercure dentaire
Dans ce domaine, nous faisons figure de mauvais élève. A l'échelle de l'Union, européenne, les Français sont ceux qui réalisent le plus d’obturations de caries en ayant recours, une fois sur deux à des amalgames dentaires. Selon un rapport publié en 2012 par la Commission européenne, la France pèse à elle seule pour un tiers des 55 tonnes de mercure utilisées chaque année dans l'Union pour la réalisation de ces amalgames.

Les élus écologistes ont rappelé qu'en octobre, 144 nations s'étaient engagées, dans le cadre de la convention de Minamata, à réduire les émissions mais aussi la production et les utilisations de mercure.
Ils ont souligné à ce titre « la position isolée » de la France, alors que plusieurs pays comme la Suisse, la Géorgie, la Suède, la Norvège, le Danemark et l'Arménie l'ont déjà interdit. De plus, la députée européenne EELV, Michèle Rivasi, a signalé que plusieurs mesures avaient été déjà prises à l'échelle européenne contre le mercure.
Alors, pour que la France ne soit plus à la traîne, les militants anti-mercure ont demandé au gouvernement de passer à l'action. Ils ont proposé plusieurs mesures pour définir les grands axes d'une loi.

Le projet de loi anti-mercure
Geoffrey Begon, délégué général de « Non au mercure dentaire », a indiqué que cette loi pourrait programmer l'interdiction du mercure à l'horizon 2018, voire dès 2015. Il faudrait, selon lui, interdire immédiatement d'obturer les dents de lait avec des amalgames et arrêter de former les dentistes à la pose d'amalgame, mais plutôt proposer en formation initiale et continue l'apprentissage de la pose de matériaux alternatifs.
Ces élus et experts proposent aussi de former les professions dentaires à la toxicologie et aux bonnes pratiques, de faire appliquer la législation du travail pour les salariées enceintes (en empêchant l'accès aux dentistes et assistantes aux pièces saturées en mercure) et d'instituer des contrôles dans les cabinets pour éviter les infractions.
Ils recommandent aussi de développer l'information des patients, notamment avant la pose de tout matériau dentaire, et de faire des tests de toxicité sur tous les matériaux dentaires.

Les matériaux de substitution en hausse
Enfin, selon une enquête dévoilée lors de l'examen du projet de la loi de financement de la Sécu 2014, la vente de capsules prédosées d'amalgame aurait diminué de 38 % entre 2007 et 2011. Parallèlement à cette baisse, l'utilisation de produits de substitution a augmenté sur la même période, passant de plus de 9 % à 91 %, selon le conditionnement, avait alors affirmé Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget.
A cette occasion, le ministre avait d'ailleurs indiqué que l'Association dentaire française était en train de prendre cet engagement via une convention avec l'Etat qui devrait être signée à la fin de l'année pour une durée de trois ans. 
Elle prévoit notamment l'installation obligatoire d'un séparateur d'amalgames contenant du mercure pour récupérer ce produit dans les cabinets dentaires, la promotion de solutions de substitution aux obturations contenant de l'amalgame au mercure, la promotion de la non-utilisation de ces amalgames dans les dents de lait, et l'information des patients sur l'existence de solutions de substitution.
Dans l'attente, la ministère de la Santé, Marisol Touraine, a demandé au Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) et à l'ordre national des chirurgiens-dentistes, de réduire l'utilisation de ces amalgames et de ne pas les utiliser pour les dents de lait.





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