ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Quand l'intelligence artificielle permet une détection plus précoce du diabète

Imagerie médicale

Quand l'intelligence artificielle permet une détection plus précoce du diabète

Par Virginie Galle

Grâce à l'imagerie médicale, l'intelligence artificielle permet une détection plus précoce du diabète.

CHAYAKORN MAMUANG / istock.
Le diabète correspond à un excès durable de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie).
Un nouvel outil basé sur l'intelligence artificielle permet de détecter plus tôt le diabète en analysant des radiographies pulmonaires.
Le modèle d'intelligence artificielle a été développé en utilisant plus de 270 000 images radiographiques de 160 000 patients.

Un nouvel outil basé sur l'intelligence artificielle permet de détecter plus tôt le diabète en analysant des radiographies pulmonaires, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Communications.

270 000 images radiographiques

Le modèle d'intelligence artificielle a été développé en utilisant plus de 270 000 images radiographiques de 160 000 patients. Il identifie les caractéristiques de l'image qui prédisent le mieux un diagnostic ultérieur de diabète. Grâce à cet outil, les médecins pourraient être en mesure de repérer des signes avant-coureurs de diabète chez les patients qui ont fait réaliser des radiographies pulmonaires pour d'autres raisons médicales.

Chaque année, des millions de personnes réalisent des radiographies pulmonaires pour différentes raisons médicales, telles que des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, des blessures ou avant des interventions chirurgicales. Ces images sont ensuite intégrées au dossier médical des patients.

Emplacement des tissus adipeux

"Les méthodes ont indiqué que l’emplacement des tissus adipeux était important pour déterminer le risque, une logique qui s’aligne sur les découvertes médicales récentes selon lesquelles la graisse viscérale dans le haut du corps et l’abdomen est associée au diabète de type 2, à la résistance à l’insuline, à l’hypertension et à d’autres conditions", détaille le communiqué de presse associé à la nouvelle recherche.

"Le diabète est une maladie chronique où la répartition des graisses corporelles est importante. Plus la durée de la maladie est longue, plus le contrôle glycémique est mauvais et plus le risque de complications est élevé", explique dans Santé Magazine Francisco Pasquel, professeur agrégé en endocrinologie. Il ajoute : "l’approche  consistant à utiliser des radiographies pulmonaires pour identifier les personnes les plus à risque de diabète, avant même qu’un pic ou une baisse de la glycémie ne se produise, est une méthode prometteuse qui peut aider à améliorer les résultats grâce à des mesures préventives ou à un traitement précoce".

Un enjeu de santé publique

Selon les chiffres de Santé publique France, la prévalence du diabète traité par médicaments était estimée à 5,3% de la population en 2020.

Le diabète correspond à un excès durable de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie). Dans le cas du diabète de type 2, ce phénomène est provoqué par une perturbation du métabolisme glucidique. Si elle apparaît progressivement et insidieusement, la maladie a des conséquences graves, voire mortelles, à long terme.