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Urgences de l'Hôtel-Dieu : Delanoë s'oppose au démantèlement

A la veille de la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, le maire de Paris Bertrand Delanoë réagit. Il affirme qu’il ne validera aucun projet de démantèlement du service.

Urgences de l'Hôtel-Dieu : Delanoë s'oppose au démantèlement 20 MINUTES/SIPA

  • Publié 03.11.2013 à 17h51
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Dès ce 4 novembre, les urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris seront remplacées par un centre de consultations ouvert 24 heures sur 24. C’est du moins le projet de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui fait polémique depuis mai dernier. Si l’on en croit le maire (PS) de la capitale, Bertrand Delanoë, ce démantèlement des urgences n’aura pas lieu.

 

« Il est impératif qu’aucune décision prématurée et irréversible ne soit prise qui consisterait en fait à préempter l’issue de ce débat. Aussi, toutes les évolutions d’organisation de l’accueil des patients qui auraient pour conséquence de modifier de façon substantielle le fonctionnement du SAU de l’Hôtel-Dieu à compter de lundi 4 novembre ne sauraient être acceptées, » souligne Bertrand Delanoë dans un communiqué ce 3 novembre.

 

L’AP-HP souhaite en effet transférer son siège à l’Hôtel-Dieu et faire de l’établissement un centre de recherche et d’enseignement. Les opposants au projet, qui ont manifesté ce 1er novembre, soulignent la saturation des autres services d’urgences de la ville. Réorienter les flux de malades vers d’autres hôpitaux reviendrait à les sursaturer.

 

Maintenir les urgences

Contacté début octobre par pourquoidocteur, l’ancien responsable des urgences de l’Hôtel-Dieu, Gérald Kierzek, signalait que « le service d’urgences n’est pas à bout de souffle, nous sommes bien loin de la situation décrite par les médecins de la commission médicale d’établissement de l’Hôtel-Dieu, qui décrivaient un établissement où les conditions de sécurité n’étaient plus assurées. » Il soulignait aussi le silence des principales candidates à la mairie de Paris, Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP).

 

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, semble lui pencher en faveur des opposants à l’AP-HP, même s’il prône la tempérance : « Je ne validerai aucune forme de démantèlement et je demande qu’un projet partagé et crédible, socialement juste et médicalement efficace, dont les Parisiens ont tant besoin, soit élaboré. » A la veille de la fermeture programmée des urgences, reste à s’assurer que cette demande soit écoutée.

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