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QUESTION D'ACTU

Cancer du sein, de la prostate, hypertension artérielle

De nombreux dosages en vitamine D sont jugés inutiles

Le dosage de la vitamine D ne présente aucune utilité dans un grand nombre de situations cliniques. D'après la HAS, il ne faut pratiquer cet examen en routine que dans de rares cas.

De nombreux dosages en vitamine D sont jugés inutiles DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié le 31.10.2013 à 15h53
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Faut-il ou pas surveiller les carences en vitamine D ? Sur cette question, la Haute autorité de santé a tranché. Pour elle, doser la vitamine D n'a pas démontré son utilité dans bon nombre de situations cliniques. On assiste pourtant à une augmentation du nombre de dosage sanguins de la vitamine D.

Un dosage réservé à quelques rares situations
La vitamine D est une hormone synthétisée dans l'organisme à partir d'un dérivé du cholestérol sous l'action des rayonnements UVB de la lumière. Elle joue un rôle majeur dans la croissance et la minéralisation osseuse. Pour cette raison, la HAS recommande de réserver le dosage sanguin de vitamine D au diagnostic de rachitisme et  de l’ostéomalacie, ainsi qu'aux mentions des AMM des médicaments de l’ostéoporose et à certaines situations particulières : personnes âgées faisant des chutes répétées, suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation, traitement chirurgical de l’obésité chez l’adulte.
Toutefois, la HAS précise que ce travail n'a pas porté sur l'intérêt d'un traitement par vitamine D, ni sur les doses à utiliser. Et sur ce dernier point, une étude néo-zélandaise révélait d'ailleurs récemment que consommer des compléments de vitamine D lorsqu'on est en bonne santé n'a aucun effet sur la densité des os.

Pas de certitude dans la lutte contre les fractures
La HAS a passé en revue les nombreuses situations dans lesquelles les médecins ont recours au dosage en routine de la vitamine D : chute, cancer colorectal, cancer du sein, cancer de la prostate, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, allergie, maladies auto-immunes, diabète de type II, maladie rénale chronique, grossesse, maladies infectieuses, performances cognitives, profil lipidique, mucoviscidose... Et selon l'Autorité, « les données recueillies lors de cette évaluation fondée sur l’analyse de la littérature et la position des experts d’un groupe de travail ne permettent pas de déterminer une utilité clinique du dosage de vitamine D. »
S'agissant des personnes à risque de fracture, la HAS relève une étude suggérant un intérêt du dosage de la vitamine D chez les personnes âgées, mais encore trop peu étayée pour que la HAS puisse recommander le dosage systématique dans cette situation.
Ansi, la HAS recommande donc la réalisation d’études de qualité sur l’utilité du dosage, dans toutes les situations pour lesquelles les données disponibles sont aujourd’hui insuffisantes pour en apporter la preuve. Dans le cas des personnes à risque de fracture, « nous recommandons des études visant notamment à confirmer l’existence d’une valeur seuil utile à la décision thérapeutique », conclut la Haute autorité.

Pour rappel, 80 % des Français métropolitains sont carencés en vitamine D (1). Mais  seulement 5 % de manière sévère. C’est le soleil qui est la source principale en vitamine D. Une exposition de 15 à 30 minutes par jour du visage et des bras est conseillé par les médecins. Les poissons gras et le jaune d’œuf sont aussi des sources d'approvisionnement. 

(1) Etude de l'InVS menée notamment par Michel Vernay, épidémiologiste


 




 

 




 

 
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