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Coronavirus

Un allongement possible du confinement jusqu'à 12 semaines ? L'exemple de Melbourne plaiderait en ce sens

Mercredi soir, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un nouveau confinement national d’une durée minimum de 4 semaines. Selon certains, il pourrait durer entre 8 et 12 semaines pour parvenir à contenir la deuxième vague. À Melbourne, en Australie, un confinement de 110 jours a permis de quasiment éradiquer le virus.

Un allongement possible du confinement jusqu'à 12 semaines ? L'exemple de Melbourne plaiderait en ce sens LucaLorenzelli/iStock

  • Publié le 30.10.2020 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • Emmanuel Macron aurait annoncé un confinement de 4 semaines pour ne pas brusquer l'opinion.
  • La deuxième vague promet d'être plus violente que la première.
  • À Melbourne, en Australie, 110 jours de confinement ont permis de n'avoir plus de cas positif.
Depuis aujourd’hui, la France est entré dans un deuxième confinement, prévu jusqu’au 1er décembre prochain, au moins. En réalité, il pourrait être plus long. L’exécutif envisagerait une durée comprise entre 8 et 12 semaines, selon des informations d’Europe 1, soit jusqu'à fin janvier dans le pire des cas. L’objectif est de contenir la deuxième vague qui déferle actuellement sur le territoire et qui est annoncée pire que la première par de nombreux médecins ainsi que par le président Emmanuel Macron lors de son allocution de mercredi dernier. L'annonce d'une durée minimum de 4 semaines, dans un premier temps, relèverait de l'acceptation sociale pour ne pas demander d'emblée à la population de renoncer à se réunir pour Noël et le jour de l'An.

Une deuxième vague plus dure que la première

Au printemps dernier, le confinement première version a duré 55 jours soit quasiment 8 semaines. Ses effets sur l’épidémie sont indéniables. Le taux de reproduction du virus, le R0, est passé de 3,3 à 0,5 et la transmission du virus a été réduite de 84%. Les hospitalisations et les admissions en soins intensifs ont été drastiquement réduites, ainsi que le nombre de décès puisque ce sont pas moins de 3 millions de morts qui auraient été évités au niveau européen, selon des chiffres de l’Imperial College de Londres.

Avec ce reconfinement, le gouvernement souhaite obtenir les mêmes effets. Ils espèrent une réduction de la circulation du virus, un désengorgement des hôpitaux et une diminution de nombre de morts. Contrairement à mars dernier, à la veille du premier confinement, la situation paraît plus difficile. Le nombre de cas quotidien, officiellement évalué autour de 50 000, est largement supérieur et, surtout, le virus est désormais présent partout sur le territoire quand il était surtout localisé dans certaines régions au printemps dernier. Les voyants sont au rouge et les médecins prédisent que le nombre d’hospitalisations pourrait dépasser les niveaux atteints lors du premier pic. “On aura plus de personnes hospitalisées que lors de la première vague. (...) On va dépasser le nombre d’hospitalisations du printemps, qui était à 32 000 au pic, on est déjà à 17 000 et on va aller plus haut”, a estimé Renaud Piarroux, chef du service à la Pitié-Salpêtrière à Paris, à BFM TV.

L’exemple de Melbourne : 110 jours de confinement et quasiment plus de virus

Pendant notre été, quand c’était l’hiver à Melbourne, les habitants ont été plongés dans un confinement, qui ne s’est levé que le mardi 27 octobre, qui a donc duré 110 jours, soit le double du confinement phase 1 en France. Le virus circulait alors activement et la ville a décidé de prendre une mesure drastique pour le contenir. “Je suis assez fier de ce que nous avons accompli ici, s’est félicitée la professeure Sharon Lewin, directrice du Doherty Institute de Melbourne, à la BBC. Le résultat a été extraordinaire - non sans douleur, cependant.”

Lundi 26 octobre, la ville australienne n’a signalé aucun nouveau cas, une première depuis juin dernier, alors qu’elle en comptabilisait plus de 700 par jours au moins d’août. “Nous n'avions absolument pas d'autre choix que de nous engager dans un verrouillage important si nous voulions rejoindre le reste du pays, et cela nous a motivés”, replace la professeure. Là-bas, il y a désormais un optimisme, qui reste prudent, sur le fait que le plus dur est passé et que la vie va pouvoir reprendre son cours.


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