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Éducation

Reprise obligatoire des cours le 22 juin : un "soulagement" pour certains parents d'élèves

Par Floriane Valdayron

Lors de son allocution télévisée du 14 juin, Emmanuel Macron a annoncé la reprise obligatoire des cours pour les élèves, de l'école primaire au collège. Une nouvelle qui réjouit de nombreux parents.

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La nouvelle est tombée comme un couperet pour certains jeunes. Dimanche 14 juin, lors de son allocution télévisée consacrée au déconfinement, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le retour des enfants et adolescents en classe. "Dès demain en Hexagone comme en outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se préparent à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normales", a-t-il annoncé. 

Sur Twitter, les réactions des – jeunes – internautes ne se sont pas fait attendre. "*Les cours qui reprennent le 22 juin* – Moi :", poste un utilisateur, pour accompagner l'image d'un homme en train de dormir sur une mer de nuages. "Le 22 juin je vais retourner en cours  alors que depuis le confinement j'ai un niveau de 6ème", écrit un autre.

"Une bonne nouvelle pour tous les parents"

"C’est important psychologiquement pour les élèves, car ils pourront retrouver leurs camarades et leurs enseignants, même pour peu de jours", considère pourtant un membre de l’entourage du ministre de l’Éducation, interrogé par 20 Minutes. Du côté des familles, l'annonce semble avoir été bien reçue. "C’est une bonne nouvelle pour tous les parents qui, depuis le 11 mai, souhaitent rescolariser les enfants", a estimé Rodrigo Arenas, le président de la Fédération des Conseils de Parents d'Élèves, sur BFMTV, le 14 juin.

Des collectifs de parents d'élèves s'étaient effectivement formés dans certaines villes, à l'instar d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, pour demander la réouverture de tous les établissements scolaires et la prise en charge de davantage d'enfants. Philippe et sa conjointe ne ressentaient pas particulièrement ce besoin. Ils avaient même préféré ne pas remettre leurs deux filles, Léanne, 5 ans, et Élise, 12 ans, à l'école primaire et au collège lors du déconfinement.

"Il y a encore quelque semaines, je préférais qu'elles restent chez nous pour des raisons sanitaires : j'avais peur que mes filles puissent attraper le virus, confie le père de famille, en précisant être de nature anxieuse. Maintenant, ça va mieux : d'après les annonces présidentielles, j'ai compris que l'épidémie était sous contrôle. On fait confiance à l'Éducation nationale pour renvoyer nos enfants en toute sécurité en cours".

"On est soulagé de ne plus avoir à faire l'école à la maison"

Si le protocole sanitaire en vigueur dans les établissements scolaires sera allégé pour permettre le retour de tous les élèves, les gestes barrières "de base" seront toujours appliqués. Ainsi, les enseignants continueront de veiller au bon respect des distanciations physiques, mais les élèves devront seulement respecter un mètre latéral d'écart entre eux, au lieu de plus de 4m2 par enfant ou adolescent. Un ajustement indispensable pour permettre aux professeurs d'accueillir plus de 15 jeunes par classe, alors que c'était la règle jusqu'ici.

"Mon premier réflexe a été de me dire que reprendre les cours pour seulement deux semaines n'avait peut-être pas grand intérêt, mais, en réalité, je pense que c'est important pour les enfants qui ne peuvent pas étudier dans de bonnes conditions chez eux", estime Philippe. Sa conjointe et lui étant en télétravail depuis la mi-mars, le quadragénaire considère que sa famille a eu beaucoup de chance.

"Même si c'était compliqué de jongler entre son travail, le rôle de parent et celui d'enseignant au début, on a pris le rythme", raconte le directeur commercial. Surtout, le père constate que ses filles ont besoin de retrouver leurs habitudes "d'avant". "C'est vrai qu'on est soulagé de ne plus avoir à faire l'école à la maison, car ça fait une pression en moins, reconnaît Philippe. Mais, surtout, ça fait plaisir pour les enfants : elles ont vraiment hâte de revoir leurs amis".