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QUESTION D'ACTU

Deuxième vague

"Pas de signal de reprise de l’épidémie" : Santé Publique France rassure

La directrice de Santé publique France, Geneviève Chêne, se montre rassurante quant à une éventuelle deuxième vague de Covid-19. Néanmoins, elle recommande la prudence. "Attention, le virus est toujours là", alerte-t-elle.

\ Superoke/iStock

  • Publié le 20.05.2020 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • Pour la directrice de Santé Publique France, "il n'y a pas de signal de reprise de l'épidémie"
  • Mais elle souligne qu'il faut attendre la semaine du 25 mai pour savoir si les contaminations repartent ou non à la hausse

En apprenant à vivre avec les gestes barrières, les Français n'ont que peu de visibilité sur l'efficacité des mesures de sécurité qu'ils appliquent afin d'éviter une deuxième vague de Covid-19 dans l'Hexagone. Ainsi, dans une interview accordée au Parisien le 19 mai, Geneviève Chêne, la directrice de Santé publique France, fait le point sur la situation.

La professeure se montre rassurante. En effet, si elle annonce l'existence d'une trentaine de clusters dans l'Hexagone, elle estime que "leur identification est un bon signe". "Cela veut dire que nous sommes capables de les détecter rapidement et de mettre en œuvre tout ce qui permet de casser les chaînes de transmission", indique-t-elle. Surtout, celle qui a dirigé l'Institut de santé publique de l'Inserm rapporte que les efforts collectifs et individuels des dernières semaines semblent porter leurs fruits.

"Il faut attendre la fin de la semaine du 25 mai" 

"Aujourd'hui, nous n'avons pas de signal de reprise de l'épidémie", constate-t-elle. Néanmoins, la prudence reste de mise. "Attention, le virus est toujours là. Il faut attendre la fin de la semaine du 25 mai pour savoir si les contaminations repartent à la hausse, nuance-t-elle. C'est le délai entre l'incubation, les premiers symptômes, les consultations médicales et la collecte d'informations fiables".

C'est seulement à ce moment que l'on pourra véritablement voir l'efficacité des gestes barrières, de la distanciation physique, des tests et de la traçabilité, poursuivis après le confinement afin de maitriser l'épidémie. En attendant, les quelque 660 agents de Santé publique France continuent leurs investigations. "Aujourd'hui, grâce aux médecins généralistes et à l'Assurance maladie, nous traquons les chaînes de transmission, mais à très grande échelle", assure Geneviève Chêne.

"Les décès à domicile représenteraient 1 % des morts du Covid"

La directrice de Santé publique France annonce par ailleurs que le bilan définitif des décès à domicile liés au SARS-CoV-2 sera publié avant la fin du mois de juin. En cause : des certificats de décès majoritairement rédigés au format papier, rendant la saisie et numérisation des données plus longues. "Selon nos premiers éléments, les décès à domicile représenteraient 1 % des morts du Covid", rapporte la professeure. 

Autre annonce : l'agence termine actuellement une enquête menée sur 14 000 personnes avec des tests sérologiques. Les résultats seront dévoilés prochainement afin d'avoir un aperçu du nombre de personnes contaminées par tranche d'âge et région.

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