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Allergies alimentaires

Les étiquettes de certains produits modifiés n'ont pas été changées

Par Jean-Guillaume Bayard

Pendant le confinement, la composition de certains produits a été changée, pour résoudre certaines difficultés d’approvisionnement, sans que cela soit indiqué sur l’étiquette.

JackF/iStock
Pendant le confinement, des produits ont été modifiés mais pas leur étiquette.
L’Association française pour la prévention des allergies a interpellé la Direction Générale de la Santé.
L'Association Nationale des Industries Alimentaires a indiqué se réserver le droit de déposer plainte si un cas sévère apparaît.

Les allergies alimentaires touchent environ 1 million d’enfants et 1 750 000 d’adultes en France. La période de confinement a été compliquée pour eux puisque les industriels de l’agroalimentaire ont été autorisés à modifier la recette d’une trentaine de produits. Le problème, c’est que cela s’est fait sans changer l’étiquette. Une situation dénoncée par l’Association française pour la prévention des allergies (AFPRAL) qui estime que la sécurité des consommateurs n’est maintenant plus assurée.

Une plainte déposée au premier cas sévère

L’Association a interpellé la Direction générale de la santé, liée au ministère de la Santé, pour pallier cette situation dangereuse. Celle-ci préconise, notamment, d’apposer un autocollant rouge sur les produits dont la composition a été modifiée pour renvoyer le consommateur vers un site internet lui permettant de connaître la composition précise et réelle des produits. Si une réaction allergique sévère était constatée suite à un changement non précisé sur l’étiquette, l'AFPRAL a fait savoir à l'Association nationale des industries alimentaires a indiqué “qu'elle se réservait le droit de déposer plainte auprès des autorités compétentes si une réaction allergique sévère était constatée suite à une recette modifiée et dont la liste ne serait pas en adéquation avec l'étiquetage du fait de l'assouplissement accordé par la DGCCRF.”

Si une personne atteinte d’allergie alimentaire consomme l’allergène en question, son système immunitaire réagit immédiatement et les symptômes sont alors respiratoires, cutanées ou digestifs, pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique. Dans ce dernier cas, beaucoup plus fréquent chez l’adulte, le risque est vital. Les systèmes cardiovasculaires, neurologique, respiratoire, cutané et muqueux sont concernés. Pour traiter le choc anaphylactique, la personne allergique doit recevoir une injection intramusculaire d’adrénaline, suivie d’une hospitalisation.