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Vacances

Un ménage de rentrée pour le réfrigérateur

Par le Dr Jean-François Lemoine

Pour ceux dont la fin juillet marque le retour de vacances, quelques conseils pour ne pas se faire piéger par le contenu d'un réfrigérateur ou d'un congélateur laissé sans surveillance.

Andrei Popov/iStock
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Lorsque vous revenez de vacance, vous retrouvez – théoriquement – votre réfrigérateur que vous avez  débranché et nettoyé avant de partir, ce qui est la meilleure solution – ou ronronnant de plaisir en attendant votre retour – c’est moins bien ! 

Pourtant même s’il vous semble net, vous devez  effectuer un nettoyage sérieux avec de l’eau de javel très diluée. Car, l’été il fait chaud et l’on sait que quelques degrés de différence suffisent pour multiplier par deux le nombre de microbes présents dans les aliments. Des microbes qui, même en nombre, sont inoffensifs pour notre tube digestif qui en compte des milliards en permanence. Mais des microbes qui, lorsqu’ils atteignent une certaine concentration par aliment, rompent complètement cet équilibre.

Attention aux pannes électriques momentanées

Dans un "frigo" propre, la température idéale moyenne est 4°. Plus froid pour le compartiment viandes, proche de 2°, moins froid pour le compartiment légumes, idéalement à 6°. Pour avoir toute confiance en votre congélateur, qui craint la panne électrique momentanée, avant de partir vous aurez posé un esquimau sorti de son emballage au fond d’un des tiroirs. Si vous le retrouvez  étalé à votre retour, n’ayez aucune confiance dans les produits conservés car vous ne connaissez absolument pas la durée de la décongélation donc le degré de contamination des aliments.

Gardez les bonnes habitudes des vacances

Toujours au rayon des conseils diététiques, faites comme en vacances, prenez votre temps pour les repas. Avez-vous remarqué que ceux qui mangent lentement, même s’ils vous exaspèrent, sont souvent assez minces ? C’est tout simplement parce qu’ils atteignent la satiété avant d’avoir tout englouti. Faites l’expérience. Prenez une jatte de mousse au chocolat. Mangez sans retenue et calculez le nombre de cuillerées qui vous a satisfait. Puis, le lendemain, refaites l’expérience en observant un intervalle d’une minute entre chaque cuillerée. Vous verrez que pour la même satisfaction, le nombre est nettement diminué.

Tout simplement parce que au milieu de notre cerveau, il y a une zone dite « de contrôle » de la satiété qui a eu le temps de recevoir les informations et de vous envoyer le message de limitation de consommation. En règle générale, un repas en moins de 30 minutes permet rarement de limiter les apports par intervention inconsciente de cette partie du cerveau. C’est pourquoi celui qui mange vite, généralement, mange trop !